Le Sénat nigérian a fait avancer jeudi une législation qui exigerait des plateformes de médias sociaux mondiales, notamment Meta, Google et X, d’établir des bureaux physiques dans le pays, après que les parties prenantes ont exprimé un large soutien lors d’une audience publique à Abuja.
Pourquoi des bureaux physiques au Nigeria ?
Ce projet de loi, parrainé par le sénateur Ned Nwoko de Delta Nord, modifierait la Loi nigériane sur la protection des données de 2023 afin d’exiger que les entreprises de médias sociaux opérant au Nigeria maintiennent une présence physique sur le territoire national.
L’audience a été organisée par la Commission sénatoriale des technologies de l’information et de la communication et de la cybersécurité.
L’exemple irlandais et le potentiel du marché numérique africain
Nwoko a cité l’Irlande, où les opérations de Meta, Google, LinkedIn, TikTok et X ont contribué à bâtir l’un des principaux pôles technologiques d’Europe grâce à la création d’emplois, aux investissements et à un engagement plus étroit avec les régulateurs. Il a soutenu que le Nigeria, en tant que plus grand marché numérique d’Afrique, devrait bénéficier d’avantages similaires plutôt que d’être mis à l’écart.
Le président du Sénat, Godswill Akpabio, représenté par la leader adjointe du Sénat, Lola Ashiru, a décrit le projet de loi comme étant tourné vers l’avenir et a déclaré qu’il n’était pas destiné à restreindre les opérations des entreprises technologiques, mais à promouvoir la responsabilité et un engagement plus fort avec le gouvernement nigérian.
Le président de la commission, Shuaib Salisu, a déclaré que la législation visait à renforcer la protection du cyberespace nigérian.
Autres initiatives : l’Académie d’Intelligence Artificielle
L’audience a également abordé un projet de loi distinct, parrainé par le sénateur Yemi Adaramodu d’Ekiti Sud, visant à établir une académie d’intelligence artificielle à Omuo-Ekiti, dans l’État d’Ekiti, qui a également reçu le soutien des parties prenantes.
La commission sénatoriale a déclaré qu’elle examinerait les propositions des parties prenantes avant de présenter son rapport à l’ensemble de la chambre pour un examen législatif approfondi.


