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Hydrogène Vert : CFM lève 183 M$ pour l’Afrique du Sud

Le gestionnaire d’investissements néerlandais Climate Fund Managers (CFM) a sécurisé 3 milliards de rands sud-africains (environ 183 millions de dollars) lors de la première clôture de son fonds dédié à l’hydrogène vert en Afrique du Sud.

Ce véhicule d’investissement a attiré des capitaux de la Commission européenne et de la Public Investment Corporation (PIC) d’Afrique du Sud, entre autres bailleurs de fonds.

Cette levée de fonds s’inscrit dans le cadre plus large de la plateforme de financement mixte Climate Investor Three de CFM.

Structuré sous le nom de fonds SA-H2, ce mécanisme est conçu pour réduire les risques des projets d’hydrogène et de dérivés d’hydrogène à un stade précoce en Afrique du Sud.

Son objectif est d’accélérer leur progression vers des décisions d’investissement finales, un processus qui serait autrement plus lent.

CFM a présenté cette clôture comme un signal fort de l’intérêt croissant des investisseurs pour l’hydrogène en tant que voie de décarbonisation pour les industries notoirement difficiles à assainir.

Parmi celles-ci figurent la production d’acier, d’engrais, de carburants synthétiques (e-fuels) et de produits chimiques.

La participation de la Commission européenne s’est faite via Global Gateway, son programme phare d’investissement à l’étranger, qui vise à débloquer jusqu’à 300 milliards d’euros (environ 346 milliards de dollars) pour des projets verts à l’échelle mondiale d’ici 2027.

Cette initiative souligne l’importance stratégique que l’Europe accorde au développement de l’hydrogène vert comme pilier de la transition énergétique mondiale.

L’Afrique du Sud est depuis longtemps présentée comme l’un des pays africains les plus prometteurs pour l’exportation d’hydrogène vert.

Cette position est étayée par d’abondantes ressources solaires et éoliennes, une infrastructure industrielle existante et un accès aux métaux du groupe du platine, essentiels pour les électrolyseurs et les piles à combustible.

Malgré ces atouts considérables, la plupart des projets – tant en Afrique du Sud que sur l’ensemble du continent – restent bloqués à un stade précoce. Ils attendent des signaux de demande plus fermes, des financements adéquats et des infrastructures de soutien.

Les analystes ont maintes fois souligné que le coût de la construction de pipelines, de la capacité de production d’énergies renouvelables et des installations de dessalement de l’eau constitue le véritable goulot d’étranglement.

Des voix de l’industrie, comme celles de l’Energy Industries Council, appellent à des cadres politiques plus clairs et à des mécanismes de partage des risques pour débloquer ces projets, d’autant plus que les coûts restent élevés.

L’investissement de CFM est donc une étape cruciale pour surmonter ces obstacles et catalyser le développement de l’écosystème de l’hydrogène vert dans la région.

Ecrit par Aya Rziga

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