L’Afrique du Sud établit une nouvelle norme en matière de réglementation des cryptomonnaies avec ses licences de prestataire de services d’actifs cryptographiques (CASP).
Introduites par l’Autorité de conduite du secteur financier (FSCA), ces licences garantissent que les entreprises proposant des services liés aux cryptomonnaies respectent des normes de conformité strictes. Voici ce que vous devez savoir :
- Calendrier : Le processus d’octroi des licences a débuté en juin 2023, les demandes devant être déposées avant le 30 novembre 2023. Tous les prestataires agréés doivent satisfaire aux exigences finales avant le 30 juin 2025.
- Progrès : En décembre 2025, 512 demandes avaient été soumises, dont 300 ont été approuvées. La FSCA a également ouvert des enquêtes sur des activités non autorisées.
- Exigences : Les candidats doivent se conformer à la loi sur les services de conseil financier et d’intermédiation (FAIS), réussir les examens réglementaires et démontrer leur préparation au moyen de plans d’affaires détaillés et de mesures de conformité.
- Impact : les licences CASP apportent plus de clarté aux entreprises du secteur des cryptomonnaies, attirant ainsi les investissements institutionnels et favorisant la croissance du marché des actifs numériques en Afrique du Sud.
Cette initiative positionne l’Afrique du Sud comme un leader en matière de réglementation des cryptomonnaies, en trouvant un équilibre entre la protection des consommateurs et le développement du marché.
La décision audacieuse de l’Afrique du Sud : une nouvelle réglementation sur les cryptomonnaies pour lutter contre le blanchiment d’argent
Que sont les licences CASP et comment fonctionnent-elles ?
L’Afrique du Sud a mis en place un système réglementaire novateur pour les cryptomonnaies, dont le cœur est la licence CASP. Cette licence permet aux entreprises du secteur des cryptomonnaies de fournir légalement des services financiers liés aux actifs numériques.
Ces services comprennent le conseil en matière d’investissements dans les cryptomonnaies, la facilitation des transactions entre les parties et la gestion de portefeuilles de cryptomonnaies pour le compte de clients.
Les entreprises qui ont généralement besoin d’une licence CASP sont les bourses de cryptomonnaies, les fournisseurs de services de garde et de portefeuilles, les passerelles de paiement, les fournisseurs d’indices et les plateformes de trading en ligne.
Il est important de noter que si les actifs cryptographiques sont réglementés, ils ne sont toujours pas reconnus comme ayant cours légal. Ils sont plutôt classés comme des représentations numériques de valeur sécurisées par cryptographie.
TPour obtenir une licence CASP, les prestataires doivent satisfaire à des normes rigoureuses en matière d’« aptitude et d’honorabilité ».
Cela implique de soumettre des plans d’affaires complets, de mettre en œuvre des systèmes de gestion des risques robustes, de démontrer une expertise avérée en matière de cryptomonnaie et de s’assurer que le personnel clé passe avec succès les examens réglementaires. La date limite pour satisfaire à ces exigences est fixée au 30 juin 2025.
En avril 2024, la plateforme cryptographique sud-africaine VALR a été l’une des premières à obtenir les licences de catégorie I et II de la FSCA. Ces licences permettent à VALR d’opérer en tant que prestataire de services financiers agréé (FSP #53308) et de fournir des services d’échange, de portefeuille et de conservation. Le PDG de VALR, Farzam Ehsani, a fait part de ses réflexions sur cette étape importante :
« L’obtention de la licence CASP auprès de la FSCA est une réussite monumentale pour VALR. Au cours des six dernières années, nous avons collaboré activement avec les régulateurs sud-africains qui ont désormais mis en place un régime réglementaire novateur, permettant à l’innovation de prospérer tout en protégeant l’intérêt public. »
Comment faire une demande de licence CASP
SLe cadre réglementaire sud-africain garantit un processus rigoureux pour l’obtention d’une licence CASP. Voici ce que vous devez savoir pour vous y retrouver dans le processus de demande.
Pour postuler, vous devez vous conformer à la loi sur les services de conseil et d’intermédiation financiers (FAIS). Les exigences varient selon que vous êtes un prestataire de services financiers (FSP) existant ou une nouvelle entité.
Les FSP existants, tels que les banques ou les courtiers, peuvent simplement demander à prolonger leur licence actuelle afin de couvrir les services liés aux crypto-actifs. En revanche, les nouvelles entités doivent soumettre une demande de licence complète à l’Autorité de conduite du secteur financier (FSCA).
Le processus de demande dure environ 14 semaines et se divise en trois phases : documentation (2 semaines), mise en place (4 semaines) et dépôt (8 semaines). Au cours de la phase de documentation, les demandeurs rassemblent les documents d’identité certifiés conformes.
La phase de mise en place consiste à enregistrer la société, à créer un registre des risques AML/CFT et à nommer trois personnes clés : un responsable clé (KI), un responsable de la conformité et un auditeur externe.
Enfin, la phase de dépôt consiste à soumettre la demande à la FSCA et à répondre à toutes les questions réglementaires jusqu’à l’obtention de l’agrément. Ces étapes soulignent l’importance accordée par la FSCA à la conformité des entreprises cryptographiques avant leur entrée sur le marché.


