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Financement Startups Afrique & Moyen-Orient

Les activités de financement de cette semaine en Afrique et au Moyen-Orient donnent un aperçu de l’avenir technologique de la région, où l’IA n’est pas seulement une fonctionnalité, mais la colonne vertébrale ; où les secteurs traditionnels bénéficient d’une mise à niveau attendue depuis longtemps ; et où les créateurs locaux obtiennent enfin les outils qu’ils attendaient.

Voici comment s’est déroulée la semaine, en commençant par la plus importante levée de fonds jusqu’à la plus modeste.

Ageiro a donné le ton avec une levée de fonds de 3 millions de dollars, et on comprend facilement pourquoi les investisseurs s’y intéressent. Cette entreprise sud-africaine spécialisée dans l’intelligence artificielle s’attaque à un véritable casse-tête : le développement de logiciels qui s’étale sur des mois. Ageiro promet de réduire ce délai à quelques jours en traduisant directement les intentions commerciales en applications prêtes à être mises en production.

C’est une ambition audacieuse, mais c’est exactement le type d’infrastructure auquel les entreprises africaines s’intéressent de plus en plus, l’automatisation devenant moins un luxe qu’une nécessité.

À partir de là, la semaine devient encore plus intéressante avec Trendle, la société mère de MASAHA, qui clôture son deuxième tour de financement initial avec une valorisation de 1,5 million de dollars.

MASAHA est le résultat de la rencontre entre la technologie et l’un des métiers artisanaux les plus traditionnels de la région : la couture. Leur application récemment mise à jour et leur feuille de route riche en fonctionnalités basées sur l’IA témoignent d’une volonté de moderniser un secteur qui est resté largement épargné par la transformation numérique.

Grâce à une coalition de partenaires stratégiques offrant une expertise juridique, technique et marketing, MASAHA se rapproche peu à peu d’un avenir où le travail sur mesure rencontre l’automatisation.

Juste derrière, on trouve Byit Capital, qui a levé 1,1 million de dollars afin de redéfinir le courtage immobilier dans les pays du CCG. Fondée à l’origine en Égypte, la plateforme a pris un sérieux élan aux Émirats arabes unis grâce à un modèle axé sur les agents qui leur reverse jusqu’à 90 % des commissions, un niveau de transparence inhabituel dans un secteur traditionnellement opaque.

Avec plus de 40 000 courtiers indépendants et des milliers de projets déjà répertoriés sur la plateforme, ces nouveaux capitaux ouvrent la voie à une expansion agressive en Arabie saoudite. Byit ne se contente pas de développer son activité, elle tente de rééquilibrer les rapports de force sur l’ensemble du marché.

Il y a ensuite Qwacks, une start-up saoudienne spécialisée dans les technologies de jeux vidéo qui a levé 480 000 dollars (1,8 million de riyals saoudiens). Ce qui rend cette levée de fonds importante, ce n’est pas seulement le montant, mais aussi le moment choisi.

L’Arabie saoudite est en train de passer rapidement du statut de pays de joueurs à celui de pays de créateurs de jeux, et Qwacks met en place l’infrastructure nécessaire pour rendre cette transition possible.

Leur pile technologique (Flock pour le backend multijoueur, Protokite pour les tests de jeux assistés par l’IA et DataDuck pour les informations sur le marché) semble être la pièce manquante du puzzle que les studios locaux recherchaient. Ce financement donne à Qwacks les moyens d’approfondir ses intégrations et de soutenir davantage de développeurs dans toute la région.

Et pour terminer la semaine, Qadi est sorti de l’ombre avec sa levée de fonds préliminaire menée par Incubayt. Bien que le montant n’ait pas été divulgué, l’idée est suffisamment puissante en soi : transformer les lois et réglementations régionales en agents IA capables de prendre des décisions en matière de conformité.

Il s’agit d’une réponse directe à l’un des principaux obstacles de la région MENAT, à savoir la complexité des cadres juridiques qui ralentissent les ventes, les lancements de produits et les flux de travail opérationnels.

Qadi souhaite transformer cette complexité en avantage concurrentiel, en automatisant tout, de la révision des contrats à la conformité publicitaire, de manière à protéger la souveraineté des données.

À travers ces récits, un thème clair se dégage : la région ne se contente plus de créer des applications, elle construit des infrastructures. L’IA pour la conformité, l’IA pour le développement de logiciels, les outils backend pour les studios de jeux vidéo et les plateformes qui modernisent les industries traditionnelles ne sont pas des produits superficiels. Ce sont les fondements qui permettent à des marchés entiers d’évoluer plus rapidement.

Ecrit par Eya Rziga

SEO Copywriter 🖋Fashion and Tech Journalist | PR | Content Creator ⌨ | Digital Marketer in permanent beta.

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