Les défis liés à la connectivité en Afrique donnent lieu à des alliances inattendues. Fin 2025, Starlink s’est associé à Airtel Africa et Vodacom Group afin d’améliorer l’accès à Internet dans les régions mal desservies.
Voici ce que vous devez savoir :
- Partenariat avec Airtel : axé sur la technologie « Direct-to-Cell », qui permet aux smartphones standard de se connecter directement aux satellites sans matériel supplémentaire. Lancement prévu en 2026 sur 14 marchés.
- Partenariat avec Vodacom : met l’accent sur le backhaul par satellite pour les entreprises, en proposant des services tels que le haut débit à la carte et la location d’équipements. Déjà actif dans 25 pays.
- Objectif commun : les deux partenariats visent à combler les lacunes en matière de connectivité dans les zones rurales, en soutenant les écoles, les soins de santé et des secteurs tels que l’agriculture et l’exploitation minière.
Ces collaborations combinent les capacités satellitaires de Starlink et l’expertise locale en matière de télécommunications, afin de relever des défis tels que les coûts élevés des infrastructures dans les zones reculées.
Avec plus de 396 millions de clients combinés, Airtel et Vodacom sont prêts à étendre l’accès fiable à Internet à des millions de personnes à travers l’Afrique.
1. Partenariat Starlink-Airtel

Type de technologie
Airtel Africa intègre la technologie Direct-to-Cell (D2C) de Starlink et le backhauling cellulaire pour apporter la connectivité aux régions isolées. Grâce à la technologie D2C, les smartphones LTE standard peuvent se connecter directement aux satellites, sans avoir recours à des antennes-relais coûteuses.
Dans le même temps, le backhauling cellulaire relie les stations terrestres isolées au réseau central d’Airtel via satellite, ce qui permet d’étendre la couverture à des zones où les câbles à fibre optique ne sont pas une option. Les derniers satellites de Starlink offrent des débits de données 20 fois plus rapides que les modèles précédents.
Calendrier de lancement
Le service satellite-mobile devrait être lancé en Afrique d’ici 2026, en se concentrant dans un premier temps sur certaines applications de texte et de données. En mai 2025, SpaceX avait obtenu des licences dans 9 des 14 marchés d’Airtel Africa, les autorisations pour les régions restantes étant toujours en cours.
Échelle de la clientèle
En septembre 2025, Airtel Africa comptait 173,8 millions d’abonnés, dont 78,1 millions utilisaient des services de données. Cette vaste base de clients permet au partenariat d’avoir un impact majeur une fois le service mis en service.
Il convient de noter que les services de données ont dépassé les revenus traditionnels de la voix, générant 1,16 milliard de dollars au cours du premier semestre de l’exercice 2026 (avril-septembre 2025).
« La connectivité satellite de nouvelle génération garantira à chaque individu, entreprise et communauté une connectivité voix et données fiable et abordable, même dans les régions les plus reculées et actuellement mal desservies d’Afrique. » – Sunil Taldar, PDG, Airtel Africa
Cette solide base d’abonnés constitue un fondement solide pour cibler efficacement les régions clés.
Marchés clés
Le partenariat couvre l’ensemble des 14 marchés d’Airtel Africa et se concentre sur la connexion des écoles isolées, des établissements de santé, des entreprises rurales et des communautés mal desservies.
En combinant la technologie satellite avec les infrastructures existantes, cette collaboration vise également à améliorer la résilience du réseau en cas de catastrophe naturelle et à garantir le maintien des services essentiels lorsque les réseaux terrestres sont perturbés.
2. Partenariat Starlink-Vodacom
Type de technologie
Vodacom s’est associé à Starlink pour intégrer un réseau de liaison par satellite en orbite basse (LEO) à son réseau existant, créant ainsi un système hybride. Ici, les satellites de Starlink servent de relais de données, complétant l’infrastructure traditionnelle de Vodacom.
Contrairement à la stratégie « direct-to-cell » d’Airtel, Vodacom est également autorisé à revendre les équipements et les services haut débit de Starlink. Cela inclut des offres telles que l’internet de secours à la carte et un service « 100 % inviolable » adapté aux opérations critiques.
Cette intégration s’appuie sur la présence étendue de Vodacom sur le marché, améliorant l’accessibilité et la fiabilité pour les clients.
Échelle de la clientèle
Vodacom a une portée considérable, avec plus de 223 millions de clients à travers l’Afrique. Ce partenariat étend considérablement la présence de Starlink, en particulier dans les zones où les infrastructures traditionnelles ont du mal à suivre le rythme.
Il s’inscrit dans la stratégie Vision 2030 de Vodacom, qui vise à porter sa clientèle à 260 millions de personnes et à étendre ses services financiers à 120 millions d’utilisateurs au cours des cinq prochaines années.
En connectant le réseau satellite de Starlink à la vaste audience de Vodacom, cette collaboration répond aux défis de connectivité dans les régions mal desservies.
« La technologie des satellites en orbite basse contribuera à réduire la fracture numérique là où les infrastructures traditionnelles ne sont pas viables, et ce partenariat ouvrira de nouvelles possibilités pour les personnes non connectées. » – Shameel Joosub, PDG, Vodacom Group
Ce partenariat constitue une avancée vers l’accès à l’internet haut débit dans une zone géographique plus étendue.
Marchés clés
La collaboration couvre 25 pays africains où Starlink est présent depuis novembre 2025. Il s’agit notamment de l’Afrique du Sud, du Kenya, de la République démocratique du Congo, du Lesotho, de la Tanzanie et du Mozambique.
L’initiative se concentre sur la connexion des écoles rurales, des établissements de santé et des industries telles que les mines, le pétrole et le gaz, l’agriculture et le tourisme.
En Afrique du Sud, Starlink s’est engagé à investir 2,5 milliards de rands sud-africains (environ 145,6 millions de dollars) afin de se conformer à la réglementation locale exigeant que 30 % du capital soit détenu par des Noirs.
Cependant, son déploiement commercial dans le pays a pris du retard en raison de ces exigences de conformité.
« En collaborant avec Vodacom, Starlink peut fournir une connectivité fiable et haut débit à encore plus de clients, transformant ainsi la vie et les communautés à travers le continent. » – Chad Gibbs, vice-président des opérations Starlink, SpaceX
Vodacom s’associe à Starlink, l’entreprise d’Elon Musk : ce que cela signifie pour l’avenir de l’Internet en Afrique
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Avantages et inconvénients

Comparaison entre les partenariats Starlink-Airtel et Starlink-Vodacom en Afrique
L’examen des détails opérationnels de ces partenariats révèle les compromis pratiques impliqués dans leur mise en œuvre à travers l’Afrique.
Chaque collaboration présente ses propres forces et défis qui influencent son déploiement et son adoption.
Le partenariat Airtel-Starlink s’appuie sur la technologie Direct-to-Cell, qui permet aux smartphones standard de se connecter directement aux satellites, sans nécessiter de matériel spécial. Cette configuration réduit considérablement le besoin de tours terrestres coûteuses, ce qui permet de limiter les dépenses d’investissement.
Prévu pour être lancé en 2026 sur 14 marchés, cette approche est prometteuse, mais elle se heurte à des obstacles réglementaires, tels que l’exigence sud-africaine d’une participation locale minimale de 30 % par des groupes historiquement défavorisés, ce qui pourrait ralentir les progrès.
D’autre part, le partenariat entre Vodacom et Starlink se concentre sur les entreprises et les petites entreprises, en proposant des modèles de tarification flexibles tels que le paiement à l’utilisation et le « device-as-a-service » (appareil en tant que service). Ces options permettent de réduire les coûts initiaux liés au matériel.
Avec une base de clients massive de plus de 223 millions de personnes, ce partenariat est bien placé pour servir des secteurs tels que l’exploitation minière, le pétrole et le gaz, et l’agriculture.
Cependant, les clients doivent acheter ou louer des terminaux satellitaires, ce qui augmente l’investissement initial.
| Caractéristique | Partenariat Airtel-Starlink | Partenariat Vodacom-Starlink |
|---|---|---|
| Technologie principale | Direct-to-Cell (D2D) et liaison cellulaire | Backhaul par satellite LEO et haut débit fixe |
| Public cible | Grand public (utilisateurs de smartphones) et entreprises | Entreprises, PME et communautés rurales |
| Avantage clé | Aucun matériel spécial requis pour les utilisateurs mobiles | Haute vitesse et faible latence pour les applications professionnelles |
| Évolutivité | 14 marchés ; utilise des magasins de détail pour la distribution | Plus de 223 millions de clients ; expansion dans les zones rurales |
| Stratégie en matière de coûts | Réduction des dépenses d’investissement dans les tours terrestres | Paiement à l’utilisation ; appareil en tant que service |
| Calendrier de lancement | Lancement direct sur les réseaux cellulaires à partir de 2026 | Déploiement actif (axé sur les entreprises) |
| Principal défi | Retard dans le lancement et conformité réglementaire | Coûts matériels plus élevés et retards dans les services aux consommateurs |
Ce tableau met en évidence les principaux avantages et défis de chaque partenariat. Ensemble, ces facteurs brossent un tableau plus clair des obstacles et des opportunités que ces alliances apportent au paysage technologique africain.
Les partenariats entre Starlink, Airtel et Vodacom marquent le passage de la rivalité à la collaboration dans la construction d’infrastructures. La technologie Direct-to-Cell d’Airtel devrait être lancée en 2026 sur 14 marchés, tandis que Vodacom a déjà commencé son déploiement axé sur les entreprises.
Ensemble, ces efforts visent à combler les lacunes en matière de connectivité pour les utilisateurs quotidiens et à répondre aux besoins spécifiques de secteurs tels que l’exploitation minière, l’agriculture et l’énergie.
Les données en disent long sur l’impact potentiel. Par exemple, Airtel Africa a généré 1,16 milliard de dollars de revenus provenant des services de données au cours du premier semestre de l’exercice 2026.
La présence de Starlink dans 25 pays africains fournit l’infrastructure de base, tandis que les opérateurs de télécommunications locaux apportent leur expertise essentielle en matière de dynamique du marché, de cadres réglementaires et de distribution.
Cette collaboration améliore non seulement l’accès à Internet, mais ouvre également la voie à la croissance économique dans de nombreux secteurs.
Pour les entreprises, les start-ups et les communautés isolées, les avantages sont tangibles. La tarification à l’utilisation réduit les coûts initiaux, tandis qu’un Internet fiable garantit le bon fonctionnement des opérations, même dans les endroits les plus reculés comme les écoles et les centres de santé.
Les satellites LEO ajoutent une couche supplémentaire de fiabilité en cas d’urgence, et des solutions sur mesure répondent aux besoins des industries opérant hors réseau. Cette approche offre un moyen pratique de réduire la fracture numérique en Afrique.
À mesure que le déploiement se poursuit, les parties prenantes doivent rester attentives aux facteurs réglementaires, tels que l’exigence de 30 % de participation locale en Afrique du Sud, et se préparer au lancement de Direct-to-Cell par Airtel en 2026.
Le succès dépendra de l’équilibre entre les avancées techniques et la conformité, l’accessibilité financière et la qualité, ainsi que l’investissement et la durabilité à long terme. Ce modèle de partenariat pourrait changer la donne en matière de connectivité à grande échelle en Afrique dans les années à venir.
Un autre obstacle est le coût des terminaux utilisateurs, qui reste élevé. Pour de nombreuses petites entreprises et communautés mal desservies, la charge supplémentaire que représente le paiement en devises étrangères limite encore davantage l’accessibilité. Cela crée un obstacle important à une adoption généralisée.
Les opérateurs de télécommunications traditionnels opposent également une résistance, craignant que les services par satellite ne grignotent les revenus générés par leurs infrastructures existantes. De plus, la gestion d’un système hybride intégrant des réseaux satellitaires et terrestres ajoute un niveau supplémentaire de complexité et de dépenses.
Le calendrier de déploiement, prévu pour 2026, ajoute une autre couche d’incertitude. D’ici là, des changements réglementaires, l’instabilité monétaire ou l’arrivée de nouveaux concurrents pourraient perturber les plans du partenariat, rendant la route à parcourir tout sauf facile.
Comment le partenariat entre Vodacom et Starlink profitera-t-il aux entreprises en Afrique ?
Le partenariat entre Vodacom et Starlink offre aux entreprises un accès Internet rapide et fiable dans des endroits où les options traditionnelles telles que la fibre optique ou les antennes-relais ne sont tout simplement pas disponibles.
En fusionnant la technologie satellite de Starlink avec le réseau mobile de Vodacom, les entreprises peuvent accéder à des connexions à faible latence et à haut débit, parfaites pour des tâches telles que l’exécution d’applications basées sur le cloud, l’hébergement d’appels vidéo et la gestion d’opérations gourmandes en données.
De plus, le rôle de Vodacom en tant que revendeur des équipements et services Starlink permet aux entreprises d’obtenir plus facilement tout ce dont elles ont besoin auprès d’un seul fournisseur.
Conclusion
Cette approche rationalisée permet non seulement de réduire les coûts, mais aussi de simplifier l’assistance et d’étendre la connectivité aux régions mal desservies.
Grâce à cette collaboration, des secteurs tels que la fintech, le commerce électronique et le télétravail peuvent se développer dans de nouveaux domaines, grâce à des solutions Internet évolutives conçues pour répondre aux demandes futures.
Ce partenariat devrait stimuler l’innovation et la croissance dans toute l’Afrique.


