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Spiro Kenya: Le problème énergétique des motos électriques

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Tout commence par une petite pensée dérangeante qui refuse de disparaître : et si le vélo que vous utilisez tous les jours ne vous appartenait pas vraiment ?

Introduction

C’est cette question qui a mis le feu aux poudres autour de Spiro, la société de motos électriques qui s’est rapidement développée dans 27 régions du Kenya.

Pour de nombreux motards, les motos Spiro promettaient une solution pour échapper aux coûts élevés du carburant et aux dépenses quotidiennes exorbitantes. Mais les détracteurs affirment aujourd’hui que les motos Spiro sont devenues le symbole d’une toute autre réalité, d’un nouveau type de contrôle déguisé en innovation.

Cette polémique s’est propagée sur les réseaux sociaux il y a deux semaines, après que Rapcha, une personnalité médiatique bien connue, s’est plaint que sa moto Spiro avait été mise hors service après être restée inutilisée pendant un certain temps.

Les détails n’étaient pas très clairs, mais la réaction l’était. Les motards et les commentateurs en ont conclu que si une entreprise peut mettre votre moto hors service, alors votre travail ne vous appartient que tant que quelqu’un d’autre vous y autorise.

«Apparemment, si vous êtes malade pendant quelques jours ou si vous êtes victime d’un accident et que vous ne pouvez pas utiliser votre vélo, la batterie est signalée comme « volée » et vos données sont immédiatement désactivées de leurs stations d’échange », a posté Rapcha, de son vrai nom Francis Njeri, sur X. « Vous devez remorquer physiquement le vélo jusqu’à leur station à Mlolongo, à vos frais, pour que la batterie soit réenregistrée, ou renoncer définitivement à utiliser votre vélo. »

Pourquoi la colère refuse-t-elle de s’apaiser ?

Pour comprendre cette réaction, il faut savoir comment fonctionne Spiro.

Fondée en 2019, Spiro s’est lancée au Togo et au Bénin en 2022, puis au Kenya, au Rwanda, en Ouganda et au Nigeria en 2025.

Le constructeur de véhicules électriques est une filiale du groupe Equitane, dont le siège social est situé à Dubaï. Il assemble des deux-roues électriques, et l’une de ses plus grandes usines se trouve à Nairobi.

Les conducteurs achètent les motos, généralement via un plan de paiement. Mais la batterie, qui est le cœur de la machine, ne leur appartient pas. Ils échangent plutôt les batteries dans les stations Spiro et paient à chaque échange.

Sur le papier, cela semble logique. Les batteries des véhicules électriques sont coûteuses. L’échange est plus rapide que la recharge, généralement moins de cinq minutes. Mais dans la réalité, les conducteurs comme Vincent Odero estiment que cela crée une dépendance.

Un conducteur de véhicule à essence peut s’arrêter n’importe où pour faire le plein. Un conducteur Spiro ne peut pas se déplacer sans le réseau de stations d’échange Spiro.

« Spiro a résolu certains problèmes, mais nous ne pouvons toujours pas recharger chez nous et dépendons uniquement de leurs stations de recharge », explique M. Odero.

Conclusion

Ainsi, lorsque les Kenyans ont appris sur les réseaux sociaux que les motos pouvaient être mises hors service, la peur s’est rapidement répandue.

Les conducteurs ont imaginé tomber malades, voyager à l’intérieur du pays ou simplement faire une pause, et revenir pour trouver une moto hors d’usage et une perte de revenus.

Ecrit par Eya Rziga

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