Airtel Africa lancera son service « Direct-to-Cell » par satellite en 2026

Airtel Africa lancera son service "Direct-to-Cell" par satellite en 2026
Airtel Africa lancera son service "Direct-to-Cell" par satellite en 2026

Airtel Africa s’associe à SpaceX pour introduire en 2026 le service Direct-to-Cell (D2C) de Starlink dans 14 pays africains, dont le Nigeria, le Kenya et la RDC. Ce service permettra aux utilisateurs de smartphones 4G et 5G de se connecter directement aux satellites en orbite basse, sans équipement supplémentaire.

Points clés :

  • Problème adressé : 50 % des 400 millions de personnes sans haut débit mobile vivent en Afrique subsaharienne, où les infrastructures terrestres sont coûteuses (150 000 $ par antenne).
  • Solution : Les satellites LEO agissent comme des relais dans le ciel, offrant une couverture étendue et un coût réduit.
  • Déploiement 2026 : Messagerie texte et données basiques au départ, avec des débits plus rapides à venir grâce à des satellites de nouvelle génération.
  • Impact attendu : Amélioration de la connectivité dans les zones reculées, bénéfices pour la santé, l’éducation et la finance, et opportunités pour les startups locales.

Ce projet marque une étape importante pour réduire les inégalités numériques en Afrique et offrir un accès élargi aux services mobiles.

Comprendre la technologie Direct-to-Cell

La technologie Direct-to-Cell repose sur une architecture satellite innovante qui transforme les satellites LEO (orbite terrestre basse) en relais de communication dans l’espace. Contrairement aux satellites géostationnaires classiques, positionnés à une altitude de 35 786 km, les satellites Starlink opèrent beaucoup plus près de la Terre, à environ 550 km. Cette proximité réduit considérablement la latence et améliore la qualité des connexions.

Un des grands avantages de cette technologie est qu’elle fonctionne avec les smartphones LTE standards, sans nécessiter de modifications matérielles ou logicielles. Les appareils se connectent automatiquement aux satellites dès qu’ils quittent la couverture des réseaux terrestres, offrant une transition fluide pour les utilisateurs. En décembre 2025, Starlink avait déjà mis en orbite 650 satellites dédiés à Direct-to-Cell, avec une disponibilité impressionnante de 99,9 %. Cette avancée est rendue possible grâce à l’utilisation des satellites en orbite basse.

Satellites en orbite terrestre basse (LEO)

Les satellites LEO agissent comme de véritables « tours cellulaires dans le ciel », permettant aux opérateurs mobiles de réduire les coûts élevés associés à l’installation d’infrastructures terrestres dans les zones isolées. Chaque satellite est équipé de modems qui utilisent le spectre existant d’Airtel, conformément au cadre réglementaire « Supplemental Coverage from Space ».

Ce modèle offre un avantage économique considérable : une antenne-relais dans une région reculée coûte en moyenne 150 000 $, alors que les satellites répartissent ces dépenses sur un réseau mondial. Grâce à cette technologie, les satellites LEO s’intègrent harmonieusement à l’infrastructure mobile déjà en place chez Airtel.

Connexion avec les réseaux mobiles existants

Le système Direct-to-Cell fonctionne comme un réseau hybride, combinant les constellations LEO à haute capacité avec les infrastructures terrestres actuelles d’Airtel. Lorsqu’un utilisateur quitte la portée des antennes terrestres, son appareil bascule automatiquement sur le réseau satellitaire.

Le déploiement prévu pour 2026 commencera par des services de messagerie texte et de données simples, avant de s’étendre progressivement à la voix et au haut débit complet. Ce modèle hybride ouvre la voie aux futures évolutions de la technologie Direct-to-Cell.

Plan de déploiement 2026

Airtel Africa prévoit de lancer son service Direct-to-Cell en 2026 dans l’ensemble de ses marchés africains, en s’appuyant sur sa vaste base d’abonnés existante. La stratégie repose sur une progression par étapes, en commençant par des fonctionnalités basiques avant d’introduire des services plus avancés. Cette méthode progressive prépare le terrain pour une évolution technologique majeure.

Fonctionnalités initiales du service

Dans un premier temps, le service proposera la messagerie texte et des données de base, accessibles sur les smartphones compatibles 4G/LTE et 5G . Les utilisateurs pourront se connecter au service dès qu’ils quitteront les zones couvertes par les antennes terrestres.

En mai 2025, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo (ARPTC) a accordé une licence d’exploitation à Starlink DRC S.A., permettant à Airtel Africa de se préparer pour un lancement en 2026 en République démocratique du Congo, où l’opérateur détient 41,6 % des parts de revenus du marché. Fin 2025, Starlink avait déjà obtenu des autorisations réglementaires dans 9 des 14 marchés ciblés, tandis que des demandes restaient en cours pour les cinq derniers marchés : Tanzanie, Ouganda, Gabon, République du Congo et Seychelles.

Calendrier d’expansion

Avec ces autorisations, Airtel Africa pourra étendre son offre vers des services à haut débit avancé après 2026. Cette phase introduira des satellites capables de fournir des débits jusqu’à 20 fois supérieurs à ceux des performances initiales . Cela inclura des services de voix, vidéo et données complètes, créant un réseau hybride combinant infrastructure terrestre et satellitaire. Sunil Taldar, directeur général d’Airtel Africa, précise :

"La technologie Direct-to-Cell de Starlink complète l’infrastructure terrestre et atteint même les zones où le déploiement de solutions réseau terrestres est difficile" .

Impact sur les zones reculées et mal desservies

Combler les lacunes de connectivité

Le service Direct-to-Cell d’Airtel Africa s’attaque directement au problème du « fossé de couverture » en Afrique subsaharienne. Dans cette région, près de 50 % des 400 millions de personnes sans accès au haut débit mobile résident. Les infrastructures traditionnelles y sont souvent trop coûteuses à déployer, mais la technologie satellitaire change la donne. Elle agit comme des « antennes dans le ciel », accessibles avec n’importe quel smartphone LTE standard.

L’un des grands avantages de cette approche est qu’elle élimine le besoin de matériel spécialisé. Les abonnés d’Airtel Africa peuvent se connecter directement aux satellites sans avoir à investir dans des équipements supplémentaires, ni à souscrire un nouvel abonnement ou à utiliser un terminal dédié. Cette simplicité est cruciale dans des zones où, malgré une couverture mobile théorique, 64 % de la population africaine (soit 960 millions de personnes) n’utilise pas Internet mobile. En s’appuyant sur cette connectivité élargie, ces régions peuvent bénéficier de progrès concrets dans divers domaines, tout en complétant les infrastructures mobiles déjà en place.

Applications dans l’éducation, la santé et la finance

Une connexion fiable peut transformer profondément les services essentiels dans les zones rurales. Par exemple, un agent de santé travaillant dans une zone isolée peut accéder instantanément aux dossiers médicaux, améliorant ainsi les soins apportés. De leur côté, les agriculteurs peuvent consulter en temps réel les prix des matières premières, ce qui réduit l’asymétrie d’information et leur permet de négocier plus équitablement avec les intermédiaires.

De plus, cette connectivité ouvre l’accès aux paiements mobiles et aux services bancaires dans des régions reculées. En République démocratique du Congo, par exemple, où le taux de pénétration d’Internet mobile était de 30,79 % à la mi-2025, ce secteur a généré 594 millions de dollars de revenus, représentant 52,7 % du marché des télécommunications. Ces avancées offrent des opportunités inédites aux populations non bancarisées, leur permettant de participer davantage à l’économie formelle.

« Pour un agent de santé rural consultant des dossiers de patients ou un agriculteur vérifiant les prix des matières premières en temps réel, la différence entre aucune connectivité et une connectivité fiable n’est pas incrémentale. Elle est transformatrice », souligne Techloy Editorial.

Opportunités commerciales pour les startups africaines

Nouvelles solutions en Fintech, Healthtech et Edtech

Le service Direct-to-Cell d’Airtel Africa ouvre la porte à 174 millions de clients répartis dans 14 pays africains, notamment le Nigeria, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. Cela offre aux startups une chance unique d’accéder à des populations souvent difficiles à atteindre, sans avoir à investir dans des infrastructures coûteuses.

Les startups fintech peuvent, par exemple, proposer des services comme les portefeuilles mobiles ou la micro-assurance dans des zones où les réseaux terrestres sont inexistants ou faibles. Dans le domaine de la santé, des outils de diagnostic textuels ou des systèmes de gestion de dossiers médicaux adaptés à une bande passante réduite pourraient être développés pour un lancement dès 2026. Avec l’arrivée de satellites de nouvelle génération, ces solutions pourront évoluer vers des fonctionnalités plus exigeantes, telles que les consultations vidéo, grâce à des vitesses jusqu’à 20 fois plus rapides. De leur côté, les startups agritech pourraient fournir en temps réel des informations sur les prix des matières premières ou des alertes météorologiques aux agriculteurs vivant dans des zones isolées.

« L’économie fonctionne parce que le coût de l’infrastructure est réparti sur un réseau satellitaire mondial plutôt que sur des constructions terrestres localisées et coûteuses », explique Techloy.

Ces avancées s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à transformer la connectivité en Afrique.

Élargir la portée commerciale

En plus des solutions spécifiques à chaque secteur, les entreprises bénéficient de la compatibilité matérielle offerte par le Direct-to-Cell. Contrairement aux services satellitaires classiques qui nécessitent des équipements spécialisés, ce service fonctionne directement avec des smartphones standards, éliminant ainsi une barrière financière importante.

Les startups peuvent également développer des systèmes hybrides capables de basculer automatiquement entre les réseaux terrestres et satellitaires, garantissant ainsi une connectivité ininterrompue. Ce type de solution est particulièrement pertinent pour des secteurs comme les paiements mobiles, la santé ou la logistique, où une interruption de service peut avoir des conséquences importantes. Avec près de 50 % des 400 millions de personnes sans accès au haut débit mobile vivant en Afrique subsaharienne, cibler ce « fossé de couverture » représente une opportunité énorme pour les startups. Cela leur permet de se concentrer sur des marchés encore largement inexploités, plutôt que de se limiter aux zones urbaines déjà saturées.

Exigences réglementaires et position sur le marché

Conformité réglementaire multi-pays

Le lancement du service Direct-to-Cell par Airtel Africa, couvrant 14 marchés africains, nécessite une approbation réglementaire dans chaque pays. Ce processus est un véritable défi, car les cadres juridiques varient d’un pays à l’autre et restent parfois incomplets.

En janvier 2026, le régulateur nigérian a initié une consultation publique dédiée aux services satellitaires Direct-to-Device (D2D), marquant une étape vers la formalisation de ce cadre technologique. En Ouganda, les autorités imposent à Starlink de collaborer avec Airtel pour se conformer aux exigences locales.

« L’ampleur des marchés impliqués forcera probablement une modernisation synchronisée des cadres réglementaires à travers le continent, poussant les autorités locales à rationaliser les licences de "Couverture supplémentaire depuis l’espace" (SCS) », souligne SatNews.

Ces efforts réglementaires, bien que complexes, ouvrent la voie à un positionnement stratégique pour Airtel Africa, renforçant son rôle de précurseur dans la connectivité satellitaire.

Airtel Africa comme pionnier de la connectivité satellitaire

En relevant ces défis réglementaires, Airtel Africa se positionne comme un acteur clé et avant-gardiste. L’entreprise devient le premier opérateur du continent à offrir des services satellitaires directs aux mobiles, consolidant ainsi son avantage concurrentiel sur ses 14 marchés. Cette initiative empêche également des acteurs comme Starlink de s’implanter directement, obligeant ces derniers à rechercher des partenariats similaires pour maintenir leur présence.

Airtel se distingue également par sa double offre satellitaire : un accès internet haut débit via les terminaux terrestres Starlink (fixe) combiné à la connectivité mobile Direct-to-Cell. Dans des marchés comme la RDC, où Airtel détient déjà une part de revenus de 41,6 %, l’ajout de ces services satellitaires pourrait renforcer encore davantage sa position sur le segment de l’internet mobile en pleine expansion.

« Airtel Africa reste déterminé à offrir une excellente expérience à nos clients en améliorant l’accès à des solutions de connectivité mobile fiables et continues. La technologie Direct-to-Cell de Starlink complète l’infrastructure terrestre et atteint même les zones où le déploiement de solutions réseau terrestres est difficile », déclare Sunil Taldar, directeur général et PDG d’Airtel Africa.

Direct-to-Cell vs réseaux terrestres

Direct-to-Cell vs Traditional Terrestrial Networks: Key Differences

Direct-to-Cell vs Traditional Terrestrial Networks: Key Differences

La technologie Direct-to-Cell et les réseaux terrestres classiques répondent à des besoins distincts, chacun ayant ses atouts et ses limites. Les réseaux terrestres dominent dans les zones urbaines et périurbaines grâce à leurs débits élevés en 4G et 5G, idéaux pour les applications nécessitant beaucoup de données. Toutefois, leur portée est restreinte par la distance entre les antennes et les obstacles naturels ou urbains. À l’inverse, le Direct-to-Cell garantit une couverture ininterrompue dès que le ciel est dégagé, ce qui en fait une solution idéale pour les zones isolées ou difficiles d’accès.

Le Direct-to-Cell repose sur des satellites en orbite basse, offrant une couverture mondiale tout en réduisant les coûts liés à l’infrastructure. Contrairement aux réseaux terrestres, cette technologie mutualise les investissements à l’échelle de la constellation satellitaire, éliminant la nécessité de construire des antennes coûteuses dans des régions éloignées. Cependant, les premières étapes du service, prévues pour 2026, se limiteront à la messagerie texte et aux données simples. Avec l’arrivée des satellites de nouvelle génération, le débit devrait augmenter jusqu’à 20 fois .

Voici un tableau comparatif des principales différences entre ces deux technologies :

Caractéristique Réseaux terrestres Direct-to-Cell par satellite
Infrastructure principale Antennes terrestres physiques Satellites en orbite basse (LEO)
Zone de couverture Limitée par la portée et le relief Continue (vue dégagée sur le ciel)
Coût par antenne Élevé (150 000 € ou plus en zones reculées) Coûts partagés à l’échelle mondiale
Équipement utilisateur Smartphone standard Smartphone standard (pas de parabole)
Capacité initiale 2026 Haut débit 4G/5G complet Messagerie texte et données simples
Résilience Vulnérable aux catastrophes locales Élevée (indépendant des antennes)
Vitesse de déploiement Lente (construction nécessaire) Rapide (activation logicielle)

Ce tableau met en lumière les forces de chaque solution, permettant de mieux comprendre dans quels contextes elles s’avèrent les plus efficaces.

Conclusion

Le lancement prévu en 2026 du service Direct-to-Cell par Airtel Africa représente une avancée majeure pour la connectivité en Afrique. Grâce à la constellation de satellites en orbite basse de Starlink, ce service permettra de connecter des millions de personnes vivant dans des zones reculées, sans nécessiter d’équipement supplémentaire.

Ce projet élimine les barrières géographiques qui freinent l’accès au numérique en Afrique. Actuellement, près de 200 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont pas accès au haut débit mobile. Le Direct-to-Cell propose une alternative abordable face aux coûts élevés des infrastructures traditionnelles. Les retombées positives s’étendront à des secteurs clés comme l’agriculture, la santé et l’éducation, ouvrant de nouvelles opportunités grâce à l’accès aux services numériques.

« Pour la première fois, les populations à travers l’Afrique resteront connectées dans les zones reculées lorsque la couverture terrestre fait défaut, et nous sommes ravis que Starlink Direct-to-Cell puisse alimenter ce service qui change la vie. » – Stephanie Bednarek, Vice-présidente des ventes, Starlink

Ce développement pourrait également stimuler l’innovation parmi les startups africaines, notamment dans les domaines de la fintech, de la healthtech et de l’edtech, en leur permettant de cibler des marchés encore inexplorés. Par ailleurs, la stratégie d’Airtel Africa en tant que pionnier pourrait inciter d’autres opérateurs à adopter des technologies similaires.

Bien que le service initial se limite à la messagerie texte et aux données simples, les satellites de nouvelle génération promettent des débits nettement plus élevés lors des phases suivantes. Cette évolution technologique pourrait transformer la vie des communautés, des entreprises et des individus à travers tout le continent.

FAQs

Comment la technologie Direct-to-Cell d’Airtel Africa va-t-elle transformer la connectivité mobile en Afrique ?

La technologie Direct-to-Cell d’Airtel Africa, propulsée par des satellites, transforme la connectivité mobile en Afrique, en ciblant particulièrement les régions rurales et isolées. En contournant les limites des infrastructures terrestres, elle offre un accès mobile fiable et étendu, même dans les endroits les plus reculés.

Cette avancée réduit la fracture numérique en connectant des communautés jusqu’ici déconnectées. Elle permet aussi une mise en place rapide et une maintenance simplifiée, des atouts indispensables pour desservir les zones éloignées. En renforçant l’accès numérique, ce service crée de nouvelles opportunités économiques pour les startups et les petites entreprises locales, tout en stimulant le développement des régions sous-connectées.

Quels sont les bénéfices économiques des satellites LEO comparés aux réseaux terrestres traditionnels ?

Les satellites en orbite basse (LEO) apportent des bénéfices économiques notables, surtout lorsqu’on les compare aux infrastructures terrestres traditionnelles. L’un des principaux atouts réside dans la réduction des coûts liés à l’installation et à l’entretien. Cela est particulièrement vrai dans les zones rurales ou difficiles d’accès, où déployer des réseaux terrestres peut rapidement devenir un casse-tête logistique et financier.

En parallèle, les progrès technologiques combinés à la baisse des coûts de fabrication et de lancement des satellites rendent ces solutions bien plus abordables qu’auparavant. Les constellations de satellites LEO permettent une couverture rapide et étendue, ce qui contribue à améliorer l’accès numérique dans des régions souvent laissées pour compte. Ce type de connectivité peut jouer un rôle moteur dans la croissance économique de ces zones sous-connectées.

Un autre avantage de taille : la technologie de connectivité directe avec les appareils (D2D). Grâce à elle, les satellites LEO suppriment le besoin d’investir massivement dans des infrastructures terrestres complexes. Cela ouvre la porte à de nouvelles opportunités pour les startups et les entreprises locales, tout en diminuant la dépendance aux réseaux traditionnels, souvent coûteux. Ces caractéristiques font des satellites LEO une solution incontournable pour accélérer l’inclusion numérique et stimuler le développement économique, notamment dans les régions isolées ou peu développées.

Quelles opportunités le service ‘Direct-to-Cell’ d’Airtel Africa offre-t-il aux startups africaines ?

Airtel Africa prévoit de lancer son service ‘Direct-to-Cell’ par satellite en 2026, une avancée technologique qui pourrait transformer les perspectives de connectivité en Afrique. En reliant directement les téléphones compatibles 4G et 5G aux satellites, cette innovation promet une couverture élargie, notamment dans les zones rurales et isolées où les infrastructures traditionnelles sont souvent absentes.

Ce service ouvre de nouvelles possibilités pour les startups africaines, en particulier dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation, l’agriculture et la fintech. Par exemple, les entreprises pourront développer des plateformes de télémédecine accessibles même dans les régions les plus reculées, ou encore des applications éducatives mobiles permettant d’apporter des ressources pédagogiques aux communautés éloignées. Dans le domaine de la fintech, des solutions de micro-financement adaptées aux besoins des populations rurales pourraient également voir le jour.

En outre, cette infrastructure satellite offre une chance unique pour les entreprises technologiques locales de concevoir des logiciels et appareils optimisés pour cette nouvelle connectivité. Cela pourrait non seulement stimuler l’écosystème numérique africain, mais aussi contribuer à réduire la fracture numérique en permettant un accès plus équitable à la technologie pour tous.

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Ecrit par Arnaud Makanda

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