Nous avons assisté à l’essor des licornes, à la généralisation des infrastructures numériques et à l’émergence de talents de classe mondiale. Mais derrière cette réussite se cache une réalité moins glamour, qui menace la légitimité de tout ce que nous avons construit.
Introduction
L’entreprise avait du potentiel, répondait à un besoin clair du marché et comptait des fondateurs charismatiques. Mais en l’espace de quelques mois, des signes inquiétants sont apparus : les réunions avec les investisseurs institutionnels étaient évitées, les informations financières étaient difficiles à obtenir et les décisions importantes étaient prises de manière unilatérale.
Malgré les inquiétudes exprimées dès le début par plusieurs investisseurs, l’un des fondateurs s’est constamment opposé aux efforts visant à faire appel à des dirigeants expérimentés ou à mettre en place une surveillance plus stricte.
Un conseil officiel a finalement été constitué pour répondre à ces préoccupations, comprenant des représentants des fondateurs, des investisseurs et un administrateur indépendant.
Cependant, le conseil d’administration s’est rapidement heurté à une résistance : accès limité à l’information, réponses tardives et mépris de son autorité. Parallèlement, des rapports internes inquiétants ont commencé à faire surface. Le taux de rotation du personnel était élevé, le moral était bas et les employés décrivaient un environnement marqué par la peur, l’opacité et l’instabilité.
Ce même mépris pour la responsabilité envers les investisseurs semblait s’étendre à la culture interne, ce qui soulevait des inquiétudes plus profondes quant à la viabilité à long terme de l’entreprise.
Conclusion
Le point de rupture est survenu lorsqu’un investisseur externe réputé a proposé une lettre d’intention pour un financement supplémentaire. Au lieu de soumettre la proposition au conseil d’administration comme requis, le PDG a tenté de la mener à bien de manière indépendante.


