Pendant des années, la plupart des financements destinés aux start-ups africaines ont été concentrés sur les « quatre grands » marchés : le Kenya, le Nigeria, l’Égypte et l’Afrique du Sud.
Le reste du continent a été largement négligé, même si bon nombre des entreprises technologiques à la croissance la plus rapide de la région émergent dans des économies plus modestes.
Introduction
Les intervenants d’une table ronde organisée lors du 10e rassemblement annuel d’AfriLabs ont fait valoir que ce déséquilibre avait ralenti les progrès dans la création d’entreprises résilientes à travers l’Afrique.
La discussion, animée par Sinazo Sibisi, directrice des investissements chez Timbuktoo, une initiative soutenue par le PNUD visant à créer un écosystème panafricain de l’innovation, s’est concentrée sur la manière dont l’Afrique peut financer l’innovation à grande échelle.
Elle était accompagnée de Clara Mwangola, vice-présidente de Kuramo Capital Management, Adebayo Adewolu, PDG de Trium Limited, et Henry Chinedu Obike, directeur de l’innovation chez I&M Bank Rwanda.
Mme Sibisi a axé la conversation sur la rapidité, l’échelle et la durabilité, trois leviers qui, selon elle, doivent fonctionner ensemble pour faire passer l’innovation africaine de réussites isolées à des systèmes capables de rivaliser à l’échelle mondiale.
« Mais surtout, pour réellement mettre en place un pipeline précoce d’entreprises investissables qui nous apporteraient la rapidité, l’échelle et la durabilité dont nous avons besoin, nous savions que nous devions construire un écosystème de bout en bout qui se concentrerait essentiellement sur la R&D en phase de démarrage, l’incubation d’entreprises naissantes et leur développement en termes d’accélération, afin de pouvoir constituer un solide groupe de gazelles capables de faire connaître l’Afrique au monde entier », a déclaré Mme Sibisi.
Lancée en janvier 2024 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’initiative Timbuktoo vise à investir 1 milliard de dollars sur 10 ans dans 1 000 start-ups technologiques à travers l’Afrique.
Il est décrit comme le plus grand fonds de démarrage jamais créé sur le continent, avec 350 millions de dollars de capital à tolérance de risque destinés à attirer 650 millions de dollars supplémentaires auprès d’investisseurs privés.
Conclusion
Les pôles du fonds ciblent des secteurs tels que la fintech à Lagos, l’agritech à Accra, la greentech à Nairobi et la santé tech à Kigali, en collaboration avec des accélérateurs et des universités locaux.


