En 2025, Starlink a signé des accords avec Airtel Africa et Vodacom Group pour améliorer la connectivité dans les zones reculées d’Afrique. Ces partenariats visent à réduire les inégalités d’accès à Internet en utilisant des satellites en orbite basse. Voici les points clés :
- Airtel Africa :
- Technologie Direct-to-Cell permettant aux smartphones standards de se connecter directement aux satellites.
- Déploiement prévu en 2026 sur 14 marchés, incluant le Nigeria et le Kenya.
- Cible : 174 millions de clients sans matériel supplémentaire requis.
- Vodacom Group :
- Intégration des services Starlink comme extension de son réseau mobile.
- Public cible : entreprises, PME, et institutions en zones isolées.
- Déploiement immédiat dans les 25 pays où Starlink est déjà autorisé.
Ces initiatives montrent deux approches différentes : Airtel se concentre sur les utilisateurs individuels avec une solution directe et accessible, tandis que Vodacom cible les entreprises avec une offre plus spécialisée.
Comparaison rapide
| Critères | Airtel Africa | Vodacom |
|---|---|---|
| Technologie utilisée | Direct-to-Cell (D2D) | Backhaul satellite |
| Équipement requis | Aucun | Paraboles Starlink nécessaires |
| Public cible | Consommateurs | Entreprises et PME |
| Déploiement | 2026 (sous réserve des licences) | Immédiat dans 25 pays |
Ces partenariats promettent d’améliorer l’accès à Internet pour des millions d’Africains, bien que des défis réglementaires subsistent, notamment en Afrique du Sud.

Comparaison des partenariats Starlink-Airtel et Starlink-Vodacom en Afrique
1. Airtel Africa
Portée du partenariat
Avec ce partenariat avec SpaceX, Airtel devient le premier opérateur mobile en Afrique à utiliser une constellation de satellites en orbite basse pour offrir une connectivité directe aux smartphones. Ce projet cible principalement les zones où les infrastructures terrestres, comme la fibre optique ou les tours cellulaires, sont trop coûteuses à déployer. L’objectif est clair : réduire le fossé numérique et connecter les régions les plus isolées du continent. Passons maintenant aux détails technologiques qui rendent cette initiative possible.
Technologie et déploiement
La solution repose sur une flotte de plus de 650 satellites, permettant aux smartphones compatibles de se connecter directement au réseau. Le lancement est prévu pour 2026 avec une première phase centrée sur les services de messagerie et les applications de base. Par la suite, le service s’étendra au haut débit mobile, offrant des vitesses jusqu’à 20 fois supérieures aux standards actuels. Cette avancée promet de transformer l’expérience des utilisateurs en rendant accessibles des usages professionnels et éducatifs jusque-là impossibles dans ces zones reculées.
Couverture client et marchés prioritaires
Le projet vise des marchés clés comme le Nigeria, le Kenya et la République démocratique du Congo. Stephanie Bednarek, vice-présidente des ventes chez Starlink, a déclaré :
Pour la première fois, les populations à travers l’Afrique resteront connectées dans les zones reculées où la couverture terrestre ne peut pas atteindre… cela marque le sixième continent pour le service satellite-mobile.
Cette stratégie permet à Airtel de concurrencer des acteurs majeurs comme Safaricom au Kenya, sans avoir à investir massivement dans des infrastructures physiques en zones rurales.
Stratégie réglementaire
Le déploiement s’accompagne d’une approche rigoureuse pour se conformer aux régulations locales. Chaque pays devra accorder des autorisations spécifiques. Par exemple, au Kenya, l’Autorité des communications devra approuver l’utilisation du spectre satellite-mobile. Cette stratégie permet à Airtel d’étendre sa couverture tout en minimisant les coûts liés aux infrastructures. Comme l’a souligné l’analyste Ali Hussein Kassim :
Airtel parie que sur 14 marchés inégaux, le gagnant est celui qui est assez intelligent pour louer le ciel là où cela a du sens.
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2. Vodacom
Portée du partenariat
Le groupe Vodacom a signé un accord multi-pays pour devenir revendeur agréé des équipements et services Starlink, ciblant principalement les entreprises et les PME. Contrairement à Airtel, qui privilégie la connectivité directe aux smartphones, Vodacom intègre le réseau satellite de Starlink comme une extension de son infrastructure mobile existante. L’objectif est ambitieux : atteindre 260 millions de clients, dont 120 millions d’utilisateurs de services financiers, d’ici à 2030.
Shameel Joosub, PDG du groupe Vodacom, a déclaré :
Low-Earth orbit satellite technology will help bridge the digital divide where traditional infrastructure is not feasible, and this partnership will unlock new possibilities for the unconnected.
Voyons comment cette vision s’appuie sur des innovations technologiques concrètes.
Focus technologique
Vodacom adopte une stratégie multi-fournisseurs en intégrant les services de Starlink, Amazon Kuiper et AST SpaceMobile. Cette approche permet de proposer une connectivité internet continue, avec une fiabilité annoncée à 100 %. Elle inclut également des solutions de secours et des offres spécifiques pour des secteurs comme l’exploitation minière, le pétrole, l’agriculture et le tourisme. Ces technologies viennent renforcer le portefeuille de Vodacom, qui comprend déjà la 4G, la 5G, la fibre optique et des satellites géostationnaires.
Chad Gibbs, Vice-président des opérations Starlink chez SpaceX, a souligné :
By collaborating with Vodacom, Starlink can deliver reliable, high-speed connectivity to even more customers, transforming lives and communities across the continent.
Ces avancées permettent de répondre aux besoins locaux de manière ciblée.
Couverture client et marchés prioritaires
Le partenariat vise principalement les institutions isolées, telles que les écoles, les centres de santé et les sites industriels situés dans des zones rurales. Vodacom conserve la possibilité de créer des offres adaptées aux besoins spécifiques de chaque marché, tout en évitant les dépenses élevées liées à la construction d’infrastructures physiques dans des régions difficiles d’accès, comme les déserts ou les zones montagneuses.
Stratégie réglementaire
Vodacom limite l’intégration de Starlink aux marchés où les licences nationales sont déjà en place, garantissant ainsi le respect des réglementations locales. En Afrique du Sud, par exemple, Starlink doit créer une filiale respectant l’exigence de 30 % de participation locale par des groupes historiquement désavantagés, une condition essentielle pour obtenir une licence commerciale. Cette approche, adaptée aux cadres réglementaires locaux, permet à Vodacom de positionner la technologie satellite comme un complément à ses réseaux terrestres.
Starlink’s technology integrated into Airtel’s network across 14 African markets
Avantages et Inconvénients
Les partenariats d’Airtel et de Vodacom adoptent des stratégies différentes pour répondre aux besoins de connectivité en Afrique. Airtel mise sur la technologie Direct-to-Cell (D2D), permettant à 174 millions d’utilisateurs de smartphones standards de se connecter directement aux satellites, sans nécessiter d’équipement supplémentaire. Ce service, prévu pour 2026, couvrira 14 marchés. De son côté, Vodacom choisit une approche basée sur la revente et le backhaul satellite via les terminaux Starlink, ciblant principalement les entreprises et les PME. L’avantage d’Airtel réside dans son accessibilité pour le grand public, tandis que Vodacom peut lancer son service immédiatement dans les 25 pays où Starlink est déjà autorisé. Cependant, l’approche de Vodacom nécessite l’installation de paraboles satellites.
Enjeux réglementaires
Sur le plan réglementaire, Airtel doit obtenir des licences « Supplemental Coverage from Space » (SCS) dans les 14 marchés qu’il vise, ce qui pourrait ralentir son déploiement. En revanche, Vodacom s’appuie sur les licences locales déjà en place. En Afrique du Sud, par exemple, l’exigence d’une participation locale de 30 % pour les groupes historiquement désavantagés freine l’expansion de Starlink. Cela pousse Vodacom à diversifier ses fournisseurs en incluant Amazon Kuiper et AST SpaceMobile. Cette stratégie multi-fournisseurs vise à maximiser la connectivité pour les clients professionnels, bien que cela complique la gestion des opérations.
Comparaison des deux modèles
Voici un tableau récapitulatif des différences entre Airtel et Vodacom :
| Critère | Airtel Africa | Vodacom |
|---|---|---|
| Technologie principale | Direct-to-Cell (D2D) | Backhaul satellite et revente |
| Équipement utilisateur | Aucun – smartphones existants | Terminaux Starlink requis |
| Public cible | Consommateurs, zones rurales | Entreprises et PME |
| Vitesse de déploiement | Déploiement prévu en 2026 (sous réserve des licences SCS) | Service immédiat dans 25 pays |
| Approche réglementaire | Harmonisation des cadres SCS | Conformité aux licences locales |
| Couverture géographique | 14 marchés | Multi-pays, focus sur le secteur pro |
Choix stratégique
Ces deux approches présentent des compromis évidents. Airtel vise une connectivité universelle, mais son déploiement est plus lent en raison des défis réglementaires. En revanche, Vodacom privilégie une disponibilité immédiate, mais pour un segment de marché plus restreint. Avec une ambition d’atteindre 260 millions de clients d’ici 2030, Vodacom utilise le satellite comme une solution complémentaire pour étendre sa couverture, tout en évitant de lourds investissements dans les infrastructures terrestres.
Conclusion
Les partenariats entre Starlink, Airtel et Vodacom redessinent la carte de la connectivité sur le continent africain. Ces collaborations adoptent des approches distinctes mais complémentaires : Airtel se concentre sur une inclusion numérique à grande échelle via la technologie Direct-to-Cell, tandis que Vodacom privilégie une connectivité fiable pour les entreprises grâce au backhaul satellite . Ensemble, ces stratégies répondent à des besoins variés, touchant à la fois les particuliers et les entreprises.
L’impact économique commence déjà à se faire sentir. Vodacom vise à connecter 120 millions d’utilisateurs à ses services financiers d’ici 2030. Par ailleurs, des initiatives comme celle au Ghana, où 22 000 étudiants dans 85 écoles bénéficient désormais d’une connexion, illustrent le potentiel transformateur de ces projets. Grâce aux infrastructures satellitaires, des secteurs comme la fintech et l’agritech pourront s’étendre dans des zones autrefois inaccessibles.
Cependant, ce déploiement progressif n’est pas sans obstacles. Les défis réglementaires, notamment en Afrique du Sud où Starlink doit respecter les exigences de participation locale, restent à surmonter. Ces efforts, bien que complexes, marquent une étape importante vers une connectivité plus inclusive et fiable pour le continent.
FAQs
Quels bénéfices la technologie Direct-to-Cell offre-t-elle aux utilisateurs d’Airtel en Afrique ?
La technologie Direct-to-Cell apporte des bénéfices concrets, particulièrement dans les zones reculées d’Afrique où les infrastructures classiques font souvent défaut. Elle améliore l’accès à Internet dans ces régions éloignées, tout en offrant une connectivité plus stable pour les appels, les messages et certaines applications essentielles.
En plus de cela, cette technologie réduit les coûts associés aux infrastructures terrestres, permettant ainsi d’étendre la couverture réseau. Cela rend les services numériques accessibles à davantage de personnes, notamment dans les communautés mal desservies. Pour les entreprises, cela ouvre la voie à de nouvelles opportunités dans des zones isolées, tout en offrant une meilleure expérience utilisateur globale.
Comment Vodacom utilise-t-il Starlink pour améliorer la connectivité des entreprises en Afrique ?
Vodacom s’associe à Starlink pour tirer parti de la technologie satellite et offrir une connexion Internet rapide et fiable, en particulier dans les zones rurales et isolées où les infrastructures traditionnelles sont limitées. Ce partenariat vise à élargir la couverture réseau et à réduire les barrières à l’accès numérique, notamment pour les entreprises.
Avec cette initiative, les entreprises africaines, y compris les petites structures et les startups, peuvent accéder à une connectivité améliorée, leur permettant d’intégrer des outils numériques dans leurs opérations. Cela ouvre la voie à leur développement tout en renforçant l’inclusion numérique dans des régions souvent négligées. En s’appuyant sur Starlink, Vodacom joue un rôle clé dans l’évolution digitale du continent.
Quels obstacles réglementaires pourraient ralentir l’arrivée de Starlink en Afrique du Sud ?
Le déploiement de Starlink en Afrique du Sud risque de rencontrer plusieurs obstacles liés à la réglementation. Avant tout, l’entreprise devra obtenir des licences et des autorisations spécifiques pour fournir ses services satellitaires. Ce processus peut s’avérer complexe et prendre du temps, en raison des nombreuses exigences administratives et techniques. La gestion des fréquences radioélectriques, essentielle pour éviter les interférences, représente également un défi important. Par ailleurs, les restrictions sur l’importation de matériel satellite pourraient compliquer la logistique, notamment pour répondre aux préoccupations liées à la sécurité nationale et à l’utilisation efficace du spectre.
Un autre point sensible concerne les réglementations sur la protection des données et la souveraineté numérique. Les autorités locales pourraient exiger que les données des utilisateurs soient stockées sur le territoire sud-africain, ou encore imposer des règles strictes pour surveiller les communications. Ces exigences pourraient influencer directement la manière dont Starlink opère dans le pays. Ainsi, une collaboration étroite avec les régulateurs sera indispensable pour répondre à ces attentes, garantir la conformité et assurer la continuité du déploiement des services.
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