L’accès à Internet en Afrique du Sud pourrait bientôt connaître une avancée majeure avec l’arrivée de Starlink, le service Internet par satellite développé par SpaceX. Ce projet suscite de grands espoirs dans un pays où une grande partie de la population, notamment en zones rurales, reste privée de connexion haut débit. Cependant, des obstacles réglementaires freinent encore son autorisation.
Points clés :
- Contexte actuel : Environ 18 millions de Sud-Africains n’ont pas accès à Internet haut débit, avec des infrastructures insuffisantes en zones rurales.
- Starlink en chiffres : Plus de 8 millions d’utilisateurs dans 150 pays début 2026, déjà actif dans 25 pays africains.
- Investissements prévus : SpaceX propose d’injecter 2,5 milliards de rands, dont 500 millions pour connecter 5 000 écoles rurales.
- Blocage principal : La loi sud-africaine impose que 30 % du capital des entreprises télécoms soient détenus par des groupes historiquement défavorisés, un point en désaccord avec le modèle de SpaceX.
- Solutions proposées : SpaceX propose un programme alternatif d’investissement, soutenu par le gouvernement, mais critiqué par certains parlementaires.
Enjeu :
Si les obstacles réglementaires sont levés, Starlink pourrait transformer l’accès à Internet en Afrique du Sud, en réduisant les inégalités numériques et en stimulant l’économie locale. Mais les débats autour des règles de propriété pourraient retarder cette avancée de plusieurs années.

Starlink en Afrique du Sud : Chiffres clés et impact potentiel
Les problèmes d’accès à Internet en Afrique du Sud aujourd’hui
Un accès Internet insuffisant dans les zones rurales
En Afrique du Sud, un fossé numérique prononcé sépare les zones urbaines des zones rurales. Alors que les grandes villes profitent de la fibre optique et des réseaux 5G, les régions rurales doivent souvent se contenter de connexions limitées comme la 3G, la 2G, ou même l’absence totale d’accès à Internet. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, environ 57 % des habitants des zones urbaines étaient connectés, contre seulement 23 % dans les zones rurales.
Les infrastructures classiques, comme la fibre optique, se heurtent à des contraintes économiques dans ces zones éloignées. Solly Malatsi, ministre des Communications et des Technologies numériques, a résumé la situation en déclarant :
« La fibre a atteint ses limites pratiques – trop coûteuse à étendre dans les parties reculées ou rurales du pays. »
Dans ces régions isolées, les opérateurs traditionnels jugent les investissements peu rentables. Ce manque d’infrastructure a poussé les habitants à chercher des alternatives, comme le montrent les 12 000 terminaux Starlink non autorisés activés entre 2023 et début 2024. Ces chiffres témoignent d’une forte demande dans les zones mal desservies. Cela met en lumière les limites structurelles des solutions actuelles.
Pourquoi l’infrastructure actuelle ne suffit pas
L’infrastructure Internet en Afrique du Sud ne parvient pas à répondre aux besoins croissants, en partie à cause de ses limites techniques et réglementaires. Les opérateurs mobiles et les fournisseurs de fibre optique adoptent une approche limitée, comme l’explique Jens Langenhorst, analyste :
« Ils traitent les déploiements distants comme des solutions de point de dépôt, livrant la connectivité à un point sans se préoccuper de la distribution du dernier kilomètre vers chaque salle de classe, chaque maison d’une ferme ou chaque bâtiment d’un village. »
En plus de ces défis techniques, le système de licences fragmenté complique le déploiement. Solly Malatsi souligne que « le système de licences – qui implique différentes approbations aux niveaux municipal, provincial et national – est devenu un goulot d’étranglement majeur pour les acteurs des télécommunications et des infrastructures ». Actuellement, sur les 19 millions de foyers sud-africains, seuls 2,7 millions disposent d’un abonnement haut débit fixe, dont 2,47 millions via la fibre optique. Cette disparité montre que l’accès à un Internet rapide et abordable reste un privilège largement urbain.
Ces limites techniques et administratives soulignent l’urgence de trouver des solutions pour étendre l’accès à Internet à l’ensemble du pays.
Les obstacles réglementaires qui bloquent l’autorisation de Starlink
Les politiques gouvernementales protégeant les opérateurs télécoms locaux
En Afrique du Sud, l’Electronic Communications Act (ECA) constitue un frein majeur à l’arrivée de Starlink. Les sections 3 et 5 de cette loi imposent que 30 % du capital des entreprises opérant dans le secteur des télécommunications soient détenus par des groupes historiquement défavorisés, conformément à la politique B-BBEE. Cependant, cette règle entre en conflit avec le modèle de SpaceX, qui insiste sur une propriété intégrale de ses infrastructures pour garantir une gestion efficace et des décisions rapides.
Ryan Goodnight, Senior Director of Market Access and Development chez SpaceX, a souligné l’impact de ces restrictions en déclarant :
"Our mission is to get internet access to the people with the least access in the world. Any increase in cost takes us away from that mission."
Pour contourner cette exigence, SpaceX a proposé en août 2025 un programme alternatif basé sur un investissement équivalent en capital (EEIP). Ce programme inclut un engagement financier de 2,5 milliards de rands, dont 500 millions destinés à connecter 5 000 écoles rurales.
En janvier 2026, le ministre des Communications et des Technologies numériques, Solly Malatsi, a recommandé à l’ICASA d’accepter ce programme comme une alternative à la règle des 30 %. Cette proposition, soutenue par 90 % des soumissions publiques, reste toutefois controversée. Khusela Diko, présidente du comité parlementaire sur les communications, a critiqué cette initiative, la qualifiant de « recul » pour la transformation économique.
Alors que l’Afrique du Sud continue de débattre de ces ajustements réglementaires, d’autres pays africains ont adopté des approches plus souples pour faciliter l’entrée de Starlink.
Comment le Nigeria et le Kenya ont autorisé Starlink
Contrairement à l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya ont mis en place des cadres réglementaires plus flexibles, permettant à Starlink de commencer ses opérations sans exiger de cession de capital local. Cette stratégie a permis un déploiement rapide de la connectivité. Aujourd’hui, Starlink est opérationnel dans plus de 20 pays africains, dont le Botswana, le Rwanda, le Zimbabwe et le Mozambique.
En Afrique du Sud, seulement 1,7 % des foyers ruraux ont accès à Internet, tandis que les foyers nigérians et kényans profitent déjà des avantages de la connectivité offerte par Starlink. Toutefois, en Afrique du Sud, le processus de modification des règles pourrait encore prendre entre 12 et 18 mois. Dominic Cull, avocat spécialisé en communications, a averti :
"If there’s litigation, we literally could be in 2030 before they (Starlink) qualify to get the licences."
Ce que Starlink pourrait signifier pour le secteur technologique sud-africain
Les avantages pour les startups et les petites entreprises
Starlink pourrait changer la donne pour les entrepreneurs sud-africains, notamment dans les zones rurales où les connexions Internet fiables sont rares. Ces petites entreprises, souvent limitées par un accès restreint au numérique, pourraient enfin se connecter à des marchés mondiaux grâce à un haut débit performant. Cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles opportunités commerciales et économiques.
SpaceX prévoit d’injecter 2,5 milliards de rands en Afrique du Sud, dont 2 milliards seront consacrés à des infrastructures locales comme des passerelles et des points de présence. Ces investissements incluent également des partenariats avec des fournisseurs locaux pour l’installation et la maintenance, ce qui devrait dynamiser l’économie numérique.
Le ministre des Communications et des Technologies numériques, Solly Malatsi, a souligné l’ampleur de cette initiative :
"Giving millions of South Africans broadband access would therefore constitute one of the biggest empowerment programs the South African government has ever undertaken."
Cette évolution ne profitera pas seulement aux nouveaux acteurs mais incitera également les fournisseurs existants à repenser leurs offres et à améliorer leurs services.
La pression concurrentielle sur les fournisseurs d’accès Internet existants
L’arrivée de Starlink va bouleverser le marché sud-africain en introduisant une connectivité satellite haut débit et à faible latence, particulièrement dans des zones où les infrastructures terrestres sont limitées ou coûteuses. Cela mettra une pression considérable sur les fournisseurs locaux pour qu’ils améliorent leurs services, notamment dans les zones rurales où seulement 1,7 % des foyers ont accès à Internet.
Kwena Moloto, porte-parole du ministre des Communications, a confirmé cet effet bénéfique :
"Allowing such new players into the market will increase competition, enhance service options and drive down data prices."
La concurrence ne viendra pas uniquement de Starlink. Des acteurs comme Amazon Leo (Project Kuiper) et Eutelsat OneWeb se préparent aussi à entrer sur le marché sud-africain. Certains fournisseurs locaux, comme Vodacom, ont déjà choisi de collaborer avec Starlink pour offrir des services haut débit en Afrique.
| Caractéristique | Internet fixe sans fil (FAI locaux) | Starlink (Satellite LEO) |
|---|---|---|
| Vitesse | Jusqu’à 1 Gbps (selon le fournisseur) | 40–220 Mbps |
| Latence | 10–30 ms | 20–60 ms |
| Fiabilité | Élevée (ligne de vue) | Moyenne (dépend des conditions météo) |
| Idéal pour | Zones urbaines/périurbaines | Zones rurales ou isolées |
Cette intensification de la concurrence pourrait enfin réduire la fracture numérique en Afrique du Sud, en particulier dans les régions les plus isolées.
Réduire la fracture numérique dans les communautés mal desservies
Starlink semble s’engager directement auprès des communautés les plus défavorisées. L’entreprise prévoit de fournir une connexion gratuite à 5 000 écoles rurales, accompagnée d’équipements pour accéder à Internet haut débit. Cela pourrait révolutionner l’éducation numérique dans des zones où les infrastructures classiques sont pratiquement inexistantes.
Les disparités actuelles sont alarmantes : 27,2 % des foyers métropolitains ont Internet à domicile, contre seulement 2,7 % dans les zones rurales. En termes de coût, l’Afrique du Sud se classe au 149ᵉ rang sur 237 pays pour l’accessibilité des données mobiles.
Les exemples d’autres pays montrent à quel point l’impact peut être important. Par exemple, au Nigeria, l’Africa Mobile Network a enregistré une augmentation de 45 % du trafic Internet dans les régions couvertes par Starlink, stimulant ainsi les PME dans des secteurs comme le commerce numérique et la finance mobile. Au Kenya, le nombre d’abonnés à l’Internet par satellite a bondi de 133 % en seulement six mois, entre juin et décembre 2024, passant de 8 324 à 19 403 utilisateurs.
Ernst van Zyl d’AfriForum a résumé le potentiel de cette technologie :
"Starlink’s technology holds enormous potential to benefit and economically empower millions of poor people in South Africa."
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Processus d’approbation possible et calendrier
Les exigences pour que Starlink puisse opérer en Afrique du Sud
Pour que Starlink puisse fonctionner en Afrique du Sud, plusieurs étapes réglementaires doivent être franchies. En décembre 2025, Solly Malatsi, ministre des Communications et des Technologies numériques, a émis une directive demandant à l’ICASA (Independent Communications Authority of South Africa) d’accepter les Programmes d’investissement équivalent en capital (EEIP) comme alternative à la règle exigeant que 30 % du capital soit détenu par des groupes historiquement défavorisés.
L’ICASA doit maintenant lancer une enquête officielle et organiser des consultations publiques pour ajuster ses règlements conformément au Code des TIC de 2016. En parallèle, Starlink devra obtenir deux licences clés pour pouvoir opérer. À cela s’ajoute l’approbation du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence (dtic) pour la proposition d’investissement de SpaceX, qui inclut 500 millions de rands pour améliorer la connectivité des écoles et 2 milliards de rands pour des infrastructures.
Le modèle d’EEIP a déjà fait ses preuves dans l’industrie automobile, avec des entreprises comme BMW, Ford et Toyota adoptant ce système. Cependant, bien que ce cadre réglementaire soit en place, le calendrier d’approbation reste flou.
Quand l’approbation pourrait-elle intervenir ?
Même si toutes les conditions sont remplies, le délai d’approbation reste incertain. SpaceX a exprimé sa volonté de lancer ses services « dès demain » si les exigences de propriété étaient modifiées. Cependant, des experts juridiques, comme Dominic Cull d’Ellipsis Regulatory Solutions, avertissent que des litiges pourraient retarder le processus de plusieurs années :
"If there’s litigation, we literally could be in 2030 before they (Starlink) qualify to get the licences."
L’ICASA, connue pour ses processus longs, devra passer par plusieurs phases de consultation pour modifier ses cadres de licence. De plus, les opérateurs télécoms locaux pourraient demander une « parité réglementaire » ou contester les changements en justice, arguant qu’ils créent un avantage injuste pour Starlink. Certains membres du Comité parlementaire des communications ont déjà exprimé leur désaccord, qualifiant ces ajustements d’« assouplissement des règles » en faveur d’une entreprise étrangère.
Malgré ces obstacles, la pression politique joue en faveur de Starlink. Le président Cyril Ramaphosa a rencontré Elon Musk pour encourager cet investissement, montrant un soutien clair au plus haut niveau. L’ICASA devrait finaliser son cadre révisé pour les services par satellite d’ici 2026. Si tout se passe bien et qu’aucun litige majeur n’intervient, Starlink pourrait être opérationnel peu après.
Un changement de règles pour Starlink ? Le débat bat son plein en Afrique du Sud • FRANCE 24
Conclusion : Comment Starlink pourrait transformer l’accès à Internet en Afrique du Sud
L’arrivée de Starlink en Afrique du Sud représente bien plus qu’un simple ajout au paysage des fournisseurs d’accès Internet. En surmontant les obstacles réglementaires, le service de satellites de SpaceX pourrait combler un fossé numérique que les infrastructures terrestres traditionnelles peinent à réduire.
La proposition de modifier la réglementation via le programme EEIP, en substituant l’exigence de 30 % de propriété locale, pourrait non seulement ouvrir la porte à Starlink, mais aussi à d’autres entreprises technologiques internationales. Ce modèle, déjà utilisé dans le secteur automobile, privilégie des contributions socio-économiques concrètes plutôt qu’une simple participation au capital.
Cependant, les défis ne manquent pas. L’ICASA doit encore finaliser les cadres réglementaires nécessaires, et certains experts estiment que leur mise en œuvre complète pourrait prendre jusqu’à deux ans. Malgré cela, le soutien politique au plus haut niveau et l’enthousiasme du public montrent une volonté collective de faire avancer ce projet.
Pour les entrepreneurs en milieu rural, les petites entreprises et les communautés isolées, Starlink pourrait ouvrir la porte aux marchés numériques mondiaux, faciliter l’accès à la télémédecine et améliorer les opportunités d’éducation en ligne. Le Dr Cleeve Robertson, du National Sea Rescue Institute, a parfaitement résumé cet impact potentiel :
« Starlink’s satellite internet service will revolutionise our ability to respond to emergencies, especially in remote and underserved areas. Reliable, high-speed internet access can be a game-changer for our volunteers and the lives they work tirelessly to save. »
Si les obstacles réglementaires sont levés, l’Afrique du Sud pourrait non seulement rattraper ses voisins régionaux, mais également transformer son paysage numérique en profondeur, offrant à des millions de citoyens l’accès dont ils ont besoin pour s’épanouir dans un monde de plus en plus connecté.
FAQs
Quels sont les défis réglementaires qui freinent l’arrivée de Starlink en Afrique du Sud ?
L’entrée de Starlink sur le marché sud-africain est freinée par plusieurs obstacles d’ordre réglementaire. L’un des principaux problèmes réside dans les délais liés à l’obtention des licences. SpaceX, la société derrière Starlink, a exprimé son agacement face au manque de clarté des autorités locales, ce qui ralentit considérablement le processus. Ces retards pourraient affaiblir la position de Starlink face à ses concurrents dans le pays.
Un autre obstacle majeur concerne les exigences de conformité réglementaire, en particulier celles liées à la politique de Black Economic Empowerment (BEE). Cette politique vise à promouvoir une participation économique plus équitable, mais elle rend le cadre réglementaire encore plus complexe pour les entreprises étrangères.
Enfin, des discussions sont en cours pour garantir une réglementation équitable entre tous les acteurs des télécommunications. Certains plaident pour des règles équilibrées afin d’éviter qu’un opérateur ne bénéficie d’avantages disproportionnés par rapport à ses concurrents. Ces débats, bien qu’importants, ralentissent encore davantage l’avancement du projet Starlink en Afrique du Sud.
Comment l’arrivée de Starlink pourrait-elle améliorer l’accès à Internet dans les zones rurales en Afrique du Sud ?
Starlink pourrait changer la donne pour l’accès à Internet dans les zones rurales d’Afrique du Sud. Grâce à sa technologie par satellite, cette solution offre des vitesses de téléchargement moyennes dépassant les 70 Mbps, même dans des régions où les infrastructures classiques sont quasi inexistantes. Cela pourrait connecter des communautés isolées, des écoles et des petites entreprises, réduisant ainsi la fracture numérique et stimulant le développement économique et social.
Cependant, le déploiement de Starlink dépend des réglementations locales. Les réformes récentes ouvrent la voie à des entreprises étrangères comme Starlink, leur permettant d’opérer en contribuant à des programmes d’investissement communautaire ou de développement des compétences, sans exiger de propriété locale directe. Si ces conditions sont respectées, Starlink pourrait commencer à fournir ses services en Afrique du Sud d’ici fin 2026 ou début 2027, offrant une solution précieuse aux zones mal desservies.
Quels investissements SpaceX prévoit-il pour améliorer l’accès à Internet en Afrique du Sud ?
SpaceX a dévoilé son ambition de transformer l’accès à Internet en Afrique du Sud grâce à son service Starlink. Parmi ses projets majeurs, l’entreprise prévoit d’allouer environ 500 millions de rands (environ 25 millions d’euros) à un programme destiné à connecter gratuitement 5 000 écoles rurales. Ce projet inclut un accès Internet haut débit ainsi que la fourniture d’équipements adaptés pour ces établissements.
En parallèle, SpaceX prévoit d’injecter près de 2 milliards de rands (environ 100 millions d’euros) dans le développement de l’infrastructure locale. Cela comprend la mise en place de stations de base, de points de présence (PoPs), ainsi que l’acquisition de ressources essentielles comme des terrains, des fibres optiques et des sources d’énergie. Ces initiatives s’inscrivent dans une démarche de collaboration avec des partenaires locaux et de respect des réglementations sud-africaines, notamment en matière d’inclusion économique.
L’objectif de ces investissements est double : améliorer la connectivité dans les zones mal desservies et stimuler le développement numérique et économique de l’Afrique du Sud. Ce projet pourrait marquer un tournant pour l’accès à Internet dans les régions rurales du pays.
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