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Comment la technologie booste l’économie bleue au Nigeria

via http://footprint2africa.com/featured/nigeria-oradian-anmfin-launch-new-cloud-based-solution-improve-financial-inclusion/

Dans un récent épisode de l’émission « The Link » sur CNN, la journaliste Zain Asher met en lumière la manière dont la technologie et la connectivité transforment l’inclusion numérique sur le continent africain.

Introduction

Un exemple frappant se trouve au Nigeria, où les vastes voies navigables de Lagos, autrefois négligées malgré une congestion routière légendaire, connaissent une véritable renaissance grâce à l’innovation.

Lagos : Un potentiel fluvial enfin exploité

Bien que Lagos soit célèbre pour ses embouteillages interminables, ses ressources aquatiques sont restées longtemps sous-utilisées. Aujourd’hui, une volonté politique renouvelée vise à transformer ces cours d’eau en véritables autoroutes urbaines.

Ce changement de paradigme a favorisé l’émergence de services de ferries passagers modernes et a attiré des partenaires internationaux de prestige, tels que la franchise de course de bateaux électriques E1.

À Ikorodu, un hub majeur de l’État de Lagos, l’implication croissante du gouvernement a changé la donne pour les opérateurs privés. Atinuke Oyenuga, PDG de GT Waterline Ferry Services, témoigne de cette progression fulgurante : « En 2018, nous ne faisions circuler que 10 à 15 bateaux par jour.

Aujourd’hui, nous en gérons au moins 50 quotidiennement, transportant en moyenne 1 000 passagers vers sept destinations clés. »

L’innovation technologique au service de la mobilité

Le professeur Charles Asenime, expert en transport à l’Université d’État de Lagos, souligne l’absurdité de la situation passée : environ 16 % de la masse terrestre de Lagos est composée d’eau, capable de relier presque tous les points de la métropole. Pourtant, l’utilisation de ce réseau était inférieure à 1 %. La ville mise désormais sur la technologie pour optimiser cette infrastructure naturelle.

L’arrivée de la ligue E1 à Lagos marque un tournant. Rodi Basso, cofondateur d’E1, explique que cette compétition dépasse le simple cadre sportif : « Le sport doit être une source d’inspiration. Cela s’accompagne d’un leadership éclairé et d’actions concrètes pour la préservation des zones côtières. »

L’objectif est de positionner Lagos comme une référence mondiale en matière de mobilité aquatique durable et d’innovation technologique.

Vers une économie bleue durable en Afrique

L’impact de tels événements est profond. Damilola Emmanuel, directeur général de la Lagos State Waterways Authority (LASWA), affirme que la course E1 a permis aux opérateurs locaux de visualiser l’avenir du transport fluvial, alliant durabilité et performance.

Cette dynamique s’inscrit dans une tendance continentale : selon le PNUD, l’économie bleue de l’Afrique devrait générer plus de 400 milliards de dollars d’ici 2030.

Conclusion

Cependant, cette croissance ne doit pas se faire au détriment de l’environnement. Le professeur Asenime insiste sur la nécessité de maintenir des voies navigables propres et dégagées. «

L’essentiel est la durabilité. Nous voulons une croissance qui profite aux générations futures, afin qu’elles puissent récolter les fruits des investissements technologiques réalisés aujourd’hui », conclut-il.

Ecrit par Eya Rziga

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