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Un autre monopole d’État s’effondre en Afrique du Sud

Le ministère de la Communication et des Technologies numériques a mis fin au monopole de la poste sud-africaine sur la distribution des petits colis dans le pays.

Introduction

Dans un récent journal officiel, le ministre du DCDT, Solly Malatsi, a modifié, en vertu de l’article 15(3) de la loi sur les services postaux, l’annexe 1 de la loi, supprimant la référence aux « petits colis ».

L’annexe 1 de la loi fait référence aux services postaux réservés qui relèvent exclusivement de la compétence de la Poste.

À l’origine, ces services comprenaient « toutes les lettres, cartes postales, imprimés, petits colis et autres envois postaux soumis aux restrictions de poids ou de taille fixées ».

Cette disposition a désormais été modifiée afin de supprimer les « petits colis » des services concernés.

La Poste détient depuis longtemps une licence d’exclusivité controversée pour la livraison de petits colis pesant moins d’un kilo dans le pays.

Les acteurs privés du secteur logistique, tels que les services postaux privés et les services de messagerie, s’y sont fermement opposés.En vertu de la licence, les coursiers privés ne sont pas autorisés à livrer :

  • Toutes les lettres, cartes postales, imprimés, petits colis et autres envois postaux pesant jusqu’à 1 kilogramme ;
  • Comme ci-dessus, si l’objet tient dans une boîte rectangulaire (458 mm de long x 324 mm de large et 100 mm d’épaisseur) ou dans un cylindre (458 mm de long, 100 mm d’épaisseur, jusqu’à 1 kg).
  • Émission de timbres-poste
  • Mise à disposition de boîtes de collecte et d’adresses en bordure de route.

En mai 2024, le ministère des Communications et des Technologies numériques a prolongé l’exclusivité de cette section jusqu’au 1er avril 2025.

Il convient de noter que la licence d’exclusivité de 25 ans accordée à la SAPO, conformément à la loi, a débuté en 2000, ce qui signifie que cette période aurait de toute façon expiré le 1er avril 2025.

La Poste a longtemps détenu le droit exclusif d’être le seul fournisseur de ces services, mais en raison de l’effondrement de la SAPO, ce droit n’a jamais été appliqué dans la pratique.

Dans ce contexte, en mars dernier, Malatsi a lancé une révision des lois afin de déterminer si elles sont nécessaires à l’accomplissement du mandat de la SAPO.

Un obstacle majeur pour SAPO

Communications Minister Solly Malatsi

Bien que le ministre n’ait apporté qu’un seul changement jusqu’à présent, celui-ci est significatif.

Lors de la présentation de son plan stratégique au Parlement au début de l’année, la SAPO a exposé son objectif de passer d’un chiffre d’affaires d’environ 1,9 milliard de rands en 2024 à 5,2 milliards de rands d’ici 2029.

Pour ce faire, elle vise à conquérir environ 5 % des marchés de la livraison interentreprises (B2B) et de la livraison entre entreprises et consommateurs (B2C) et à atteindre environ 25 % du marché de la livraison entre consommateurs (C2C) d’ici cinq ans.

Il vise également à générer de nouveaux revenus grâce aux services de connectivité dans les zones mal desservies. Il prévoit une augmentation significative grâce au système AARTO une fois qu’il sera déployé et que ses exigences opérationnelles seront pleinement mises en œuvre.

Si la vision de SAPO pour son activité se concrétise, ses services de messagerie et de colis passeraient d’une contribution modeste de 38 millions de rands en 2024 à un géant de 1,4 milliard de rands d’ici 2029.

Cependant, une partie importante de cet accord était censée être son atout majeur : les droits exclusifs pour la livraison de petits colis, qui lui auraient donné un avantage concurrentiel dans le domaine du commerce électronique et face aux acteurs privés.

Avec la disparition progressive de cet avantage et le retard pris par AARTO, il reste à voir comment SAPO fonctionnera efficacement dans un marché pleinement concurrentiel et légal.

Conclusion

La Poste aura un peu de temps pour réfléchir à ses options. Dans le cadre de la publication officielle de cette modification, Malatsi a prolongé l’exclusivité d’un an.

L’exclusivité prend fin un an après la date de publication au Journal officiel (c’est-à-dire le 12 décembre 2026).

Ecrit par Eya Rziga

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