Cette expansion intervient alors que le Kenya devient le terrain de jeu privilégié des institutions financières africaines. Access Bank a racheté la National Bank of Kenya (NBK) en 2025, tandis que la licorne fintech Moniepoint a acquis une participation majoritaire dans Sumac Microfinance Bank en mars dernier. D’autres acteurs comme FirstRand et Nedbank lorgnent également sur ce marché stratégique d’Afrique de l’Est.
L’acquisition de Paramount : un défi stratégique
Paramount Bank occupait la 33ème place sur 39 banques agréées au Kenya. Avec seulement huit agences et environ 150 000 clients, elle représente une fraction minime face aux 60 millions de clients de Zenith Bank. Au moment du rachat, Paramount détenait 12,8 milliards de KES (98,9 millions $) en dépôts, loin derrière les 1,48 billion de KES de la KCB, leader du marché.
Analyse : Un virage nécessaire
Pour justifier cet investissement de plus de 7,7 millions de dollars, Zenith Bank devra transformer radicalement les opérations de Paramount. Le secteur bancaire kényan est extrêmement compétitif, dominé par des acteurs locaux puissants comme Equity Group et des banques étrangères déjà bien établies telles que UBA et GTCO.
La menace des Fintechs et des Telcos
Au-delà de la concurrence bancaire traditionnelle, Zenith Bank devra faire face aux opérateurs de télécommunications comme Safaricom (M-Pesa) et Airtel Kenya.
Ces derniers dominent les paiements quotidiens et étendent leurs services au crédit et à l’assurance. Avec l’essor des services de mobile money, la bataille pour l’inclusion financière au Kenya s’annonce intense, incluant également des acteurs comme PalmPay.

