La course aux deux-roues électriques en Inde a été bruyante.
Ola, Ather, Bajaj, TVS — tous ont lancé plusieurs scooters, se sont battus pour les acheteurs de style de vie et ont brûlé de l’argent en marketing. Mais River a fait le pari inverse et cela a payé.
La startup basée à Bengaluru, River Mobility, lève 120 millions de dollars en série C, menée par les investisseurs indiens Elev8 Venture Partners et Claypond Capital.
Singularity AMC, Anicut, 360 ONE, JIF, HDFC AMC se sont joints, ainsi que les bailleurs de fonds existants Yamaha Motor, Al-Futtaim et Mitsui. Moins de 12 % était de la dette. Tout était du capital primaire.
Le total levé s’élève désormais à 144 millions de dollars.
Le problème que River Mobility résout
Jusqu’à présent, la plus grande histoire d’adoption des véhicules électriques en Inde a été celle des deux-roues. Mais la plupart des startups ont ciblé les consommateurs urbains avec des fonctionnalités premium, des tableaux de bord connectés et des designs sportifs.
En 2023, River n’a lancé qu’un seul produit : l’Indie. C’est une mobylette électrique utilitaire conçue pour le travail. Elle coûte 1 630 $, revendique une autonomie de 99 miles (environ 160 km) et est livrée avec des accessoires de chargement.
L’attraction qui a captivé les investisseurs
River déplace environ 6 000 véhicules chaque mois via plus de 75 magasins. Ils ont dépassé les 50 000 ventes totales.
Et le chiffre d’affaires mensuel est d’environ 11 millions de dollars, avec un chiffre d’affaires annuel en hausse de 330 % jusqu’en mars 2026.
L’acheteur typique a entre 28 et 35 ans, est travailleur indépendant et utilise l’Indie pour gagner sa vie. Pour eux, le véhicule électrique est une question de marges.
Pourquoi les investisseurs indiens ont mené ce tour de table
Ce tour de table est différent des précédents de River. Les premiers chèques ont financé la R&D et l’Indie. Celui-ci finance l’exécution. Mani a souligné un décalage qu’il a observé : « Les investisseurs de la Silicon Valley avaient depuis longtemps reconnu l’opportunité des véhicules électriques en Inde. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est le comportement des clients.
Les fonds indiens comme Elev8 et Claypond, ainsi que des partenaires stratégiques comme Yamaha, parient que River a compris à la fois le produit et la production. River est en concurrence sur un marché encombré, mais son approche à modèle unique lui a donné un avantage.
Au lieu de diviser l’ingénierie et la chaîne d’approvisionnement entre 4 scooters, tout a été investi dans la fabrication de l’Indie, la rendant fiable et peu coûteuse à produire.
Ainsi qu’ils sont passés de 20 à 300 par jour. Le risque est maintenant l’inverse. Peuvent-ils maintenir cette discipline tout en ajoutant 2 modèles et en multipliant par 10 les usines ?


