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L’Afrique adopte deux cadres pour transformer sa mobilité

Les ministres africains des Transports et de l’Énergie ont franchi aujourd’hui une étape historique en approuvant le Plan d’action panafricain pour la mobilité active (PAAPAM) et un Cadre continental sur la mobilité électrique.

Cette décision a été prise lors de la 5ème session ordinaire du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les transports et l’énergie (CTS-T&E).

Ces deux cadres stratégiques visent à lutter contre l’augmentation des décès liés au transport routier, la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre en intensifiant les investissements dans la marche, le cyclisme et les véhicules électriques.

Une feuille de route pour le transport durable en Afrique

Ces approbations, intervenant dès la première année de la Décennie des Nations Unies pour le transport durable (2026-2035), positionnent l’Afrique pour relever les défis climatiques, sanitaires et de sécurité. L’objectif est de débloquer des opportunités économiques grâce à une approche intégrée de la mobilité durable.

« L’approbation d’aujourd’hui envoie un signal clair : les gouvernements africains reconnaissent l’urgence de passer à la mobilité électrique tout en investissant dans la sécurité du milliard de personnes qui marchent et font du vélo chaque jour », a déclaré Lerato D. Martaboge, commissaire de l’Union africaine pour les infrastructures et l’énergie.

Le Cadre continental sur la mobilité électrique

Développé par la Commission de l’Union africaine (CUA) en collaboration avec la CEA et le PNUE, ce cadre définit les orientations stratégiques pour accélérer la transition vers les véhicules électriques.

Il encourage le développement de capacités de fabrication locale et l’exploitation du vaste potentiel de l’Afrique en énergies renouvelables.

Le secteur des transports en Afrique représente actuellement 31 % des émissions de CO2, et plus de 70 % de la demande en carburant raffiné est encore satisfaite par des importations. La mobilité électrique gagne déjà du terrain avec environ 132 000 véhicules électriques en service, l’Éthiopie en tête de file.

Le Plan d’action panafricain pour la mobilité active

Coordonné par la CUA, le PNUE, ONU-Habitat et l’OMS, le PAAPAM est le premier cadre du genre à unir les nations africaines autour d’un engagement commun pour investir dans la marche et le vélo. En Afrique, plus d’un milliard de personnes marchent ou pédalent quotidiennement pour accéder aux services essentiels.

Pourtant, les infrastructures routières ne respectent souvent pas les normes de sécurité. L’Afrique enregistre 24 % des décès routiers mondiaux, alors qu’elle ne possède que 3 % de la flotte automobile mondiale. Les piétons et les cyclistes représentent plus d’un tiers des victimes.

Des nations africaines déjà pionnières

Plusieurs pays montrent déjà la voie. L’Éthiopie a adopté une stratégie de transport non motorisé, construisant plus de 60 km de pistes cyclables à Addis-Abeba. Le Rwanda a introduit des incitations fiscales majeures pour les VE et a interdit les nouvelles immatriculations de motos à combustion à Kigali.

Au Sénégal, le premier système de bus rapides 100 % électriques (BRT) est opérationnel à Dakar avec 140 bus articulés. Le Kenya, de son côté, compte déjà plus de 24 000 motos électriques sur ses routes, principalement utilisées comme taxis.

Ces politiques démontrent l’élan institutionnel que ces nouveaux cadres continentaux visent désormais à accélérer à l’échelle de tout le continent.

Ecrit par Eya Rziga

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