L’institution de financement du développement Proparco, à travers sa facilité FISEA gérée par le Groupe AFD, s’est engagée en tant que soutien clé d’EmergingTech Ventures Fund II.
Ce nouveau véhicule de capital-risque en phase de démarrage cible les startups technologiques prometteuses au Maroc, en Tunisie, au Sénégal et en Côte d’Ivoire.
Géré par EmTech Capital, une société d’investissement marocaine indépendante fondée par Meriem Zairi, Abdelouahid Benlamlih et Sidi Mohammed Zakraoui, le fonds vise une clôture de 60 millions de dollars, avec une extension possible jusqu’à 80 millions de dollars.
Il se concentrera sur les phases de pré-Série A et de Série A dans des secteurs stratégiques tels que la deep tech, la fintech, les services numériques, la healthtech, l’edtech, l’agritech et les énergies propres.
Une expansion géographique stratégique
Ce nouveau véhicule succède au premier fonds d’EmTech, doté de 22 millions de dollars, qui avait été principalement déployé au Maroc.
Avec ce fonds de plus grande envergure, la société prévoit d’élargir son empreinte géographique et de soutenir davantage de startups à forte valeur sociale et environnementale.
Fabrice Perez, représentant de Proparco, a inscrit cette transaction dans le cadre d’un effort plus large visant à soutenir la prochaine génération d’entrepreneurs en Afrique francophone, en soulignant le dynamisme de la scène technologique marocaine et les diverses initiatives numériques du secteur public.
De son côté, Meriem Zairi Tlemçani, PDG d’EmTech, a décrit ce partenariat comme une validation de l’approche d’investissement de la société et un levier majeur pour accompagner les fondateurs ambitieux de la région.
Combler le déficit de financement en Afrique
Cette opération intervient dans une période de forte dynamique pour l’écosystème technologique marocain, en partie stimulée par le Fonds Mohammed VI.
Selon Proparco, cet investissement devrait contribuer à combler le déficit de financement d’amorçage et de Série A auquel sont confrontées de nombreuses startups africaines.
De plus, il permettra de consolider le modèle du capital-risque dans la région, ouvrant ainsi la voie à de futurs fonds et attirant davantage de capitaux institutionnels.


