Le Bureau du Budget de la Fédération a réaffirmé l’intégrité des lois de réforme fiscale récemment promulguées au Nigeria, mettant en garde contre ce qu’il a décrit comme une gouvernance par la spéculation et les allégations non vérifiées suite à des accusations de modifications post-adoption.
Le Bureau du Budget a déclaré avoir pris note des préoccupations soulevées par le Caucus de la Minorité de la Chambre des Représentants, soulignant que la sacralité de la loi est essentielle à la démocratie constitutionnelle et non une simple formalité procédurale.
Intoduction
Selon le Bureau, toute suggestion qu’une loi puisse être modifiée après débat, adoption, authentification et assentiment présidentiel sans procédure régulière porterait atteinte au cœur de la République et saperait le droit des citoyens à être gouvernés par des lois transparentes et stables.
Cependant, il a averti que l’intégrité démocratique est également mise en péril par l’amplification imprudente d’allégations non vérifiées.
« Une nation ne peut être gouvernée par l’insinuation ou se maintenir sur des documents d’origine incertaine », a noté le communiqué, ajoutant que la confiance du public, une fois ébranlée par la spéculation, est souvent difficile à restaurer.
Le Bureau du Budget a souligné que le gouvernement et les citoyens partagent un intérêt commun pour la vérité, la clarté et la procédure régulière, notant que les finances publiques dépendent fortement de la confiance dans la légalité et la clarté des lois fiscales. Il a salué la décision de l’Assemblée Nationale d’enquêter sur les allégations, décrivant l’enquête institutionnelle, et non la conjecture, comme la réponse appropriée aux allégations d’illégalité.
Concernant l’accès public à la loi, le Bureau a convenu que les Nigérians et la communauté des affaires ont droit à des textes clairs et faisant autorité de toutes les lois auxquelles ils sont tenus d’obéir. Il a cependant précisé que l’authenticité de la législation est déterminée par les registres législatifs certifiés et les processus de publication officiels, et non par des reproductions informelles ou virales.
Le communiqué a également souligné l’importance de la séparation des pouvoirs, avertissant que les allégations suggérant que le Nigeria est gouverné par des « fausses lois », si elles ne sont pas étayées par des faits établis, risquent d’éroder la confiance dans les institutions démocratiques. En même temps, il a insisté sur le fait que le contrôle législatif ne devrait pas être rejeté par l’exécutif, notant que la surveillance est un devoir constitutionnel, et non un acte d’hostilité.
D’un point de vue fiscal, le Bureau du Budget a déclaré que la certitude juridique est essentielle pour les projections de revenus, la stabilité macroéconomique, la crédibilité budgétaire et la confiance des investisseurs. Bien qu’il ne soit pas le dépositaire des registres législatifs, il a soutenu que l’incertitude concernant les dispositions fiscales en vigueur affecte directement la planification économique.
Pour restaurer la confiance, le Bureau a proposé un ensemble de mesures, notamment la publication de textes de référence vérifiés dans un référentiel public unique, un accès ordonné aux copies certifiées conformes pour les parties prenantes, des explications publiques claires en cas d’allégations de divergences, et un alignement strict de toutes les réglementations d’application avec les textes juridiques authentifiés.
Répondant aux appels à la suspension des réformes fiscales, le Bureau du Budget a mis en garde contre le fait de laisser la prudence glisser vers la paralysie. Il a soutenu qu’une réforme fiscale correctement mise en œuvre est nécessaire pour réduire la dépendance à l’égard de l’emprunt et du financement inflationniste, tout en allégeant les charges indirectes pesant sur les citoyens vulnérables.
« Là où une clarification est requise, elle doit être fournie ; là où une correction est requise, elle doit être effectuée ; là où une enquête est requise, elle doit être menée », a déclaré le communiqué, ajoutant que la gouvernance et la réforme ne devraient pas être bloquées par des conjectures non résolues.
Conclusion
Le Bureau a conclu en décrivant la fiscalité comme un pacte démocratique qui lie les citoyens et l’État, insistant sur le fait que la conformité dépend de la transparence et de la confiance. Il a appelé les acteurs politiques à protéger les institutions autant que les positions, exhortant les citoyens et les entreprises à se fier aux sources vérifiées et à résister à la propagation d’informations non authentifiées.
Le communiqué a été signé par Tanimu Yakubu, directeur général du Bureau du Budget de la Fédération, qui a réaffirmé l’engagement de l’agence envers la transparence fiscale, l’intégrité institutionnelle et les réformes qui favorisent la prospérité nationale tout en protégeant les droits des citoyens.


