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Safaricom 2026 : IA, M-Pesa et futur de la tech au Kenya

Le géant kényan Safaricom opère une mutation historique. En passant du statut d’opérateur télécom à celui de leader de l’économie numérique, l’entreprise déploie une stratégie audacieuse de 500 millions de dollars d’ici 2026.

Introduction

Ce plan repose sur trois piliers majeurs : l’intégration massive de l’intelligence artificielle, l’expansion de l’écosystème M-Pesa et le soutien à la croissance des startups locales.

L’Intelligence Artificielle au service de l’efficacité opérationnelle

Safaricom intègre désormais l’IA au cœur de ses opérations pour transformer l’expérience client et la gestion de son réseau. Grâce à un investissement massif, les résultats sont déjà tangibles.

Le chatbot Zuri, propulsé par la plateforme d’IA générative d’AWS, assure une assistance 24/7, réduisant drastiquement les temps d’attente.

En collaboration avec Huawei, l’outil « Idea-to-Cash » utilise le traitement du langage naturel pour concevoir des produits financiers personnalisés en quelques minutes seulement.

La sécurité est également renforcée par l’IA. Les systèmes de détection de fraude, développés avec AWS, affichent un score de précision de 89 % dans l’identification des attaques d’ingénierie sociale.

Pour soutenir ces charges de travail, Safaricom a inauguré avec iXAfrica le premier centre de données d’Afrique de l’Est prêt pour l’IA à Nairobi, garantissant ainsi la souveraineté des données et une latence minimale.

M-Pesa 2.0 : Vers une inclusion financière totale

Avec plus de 35 millions d’utilisateurs actifs, M-Pesa n’est plus un simple service de transfert d’argent, mais un écosystème financier complet. La migration vers une plateforme cloud-native (Fintech 2.0) permet désormais de traiter jusqu’à 12 000 transactions par seconde lors des pics d’activité.

L’innovation phare de 2026 est sans doute Ziidi Trader, une plateforme permettant d’investir dans des actions et des obligations directement depuis un téléphone mobile.

D’autres services comme Tap and Pay, le partage de portefeuille (Shared Wallet) et M-RATIBA pour les paiements récurrents automatisés viennent enrichir l’offre. Ces innovations ont permis au Kenya d’atteindre un taux d’inclusion financière de 84,8 % en 2024, contre seulement 26 % en 2006.

Un catalyseur pour l’écosystème des startups

Safaricom se positionne comme le moteur de la French Tech kényane via des programmes comme le Spark Accelerator. En ouvrant ses API via la plateforme Daraja 3.0, l’entreprise permet aux développeurs de créer des services innovants sur la Super App M-Pesa.

Conclusion

Pour les petites entreprises, des solutions comme Fuliza Biashara offrent un accès vital au fonds de roulement, consolidant ainsi le rôle de Safaricom dans une économie numérique africaine estimée à 712 milliards de dollars d’ici 2050.

Ecrit par Eya Rziga

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