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Zap Africa : 44 % des effectifs licenciés au profit de l’IA

Zap Africa, la startup nigériane spécialisée dans les crypto-monnaies, a réduit ses effectifs de 44 % en février 2026.

Cette décision drastique touche les équipes de design, d’opérations, de marketing et de support, alors que l’entreprise basée à Lagos pivote vers un modèle plus léger et axé sur l’automatisation.

Fondée en 2023, la société a déclaré que ces licenciements faisaient partie d’une restructuration plus large visant à aligner les coûts opérationnels sur les activités génératrices de revenus.

Un virage stratégique vers l’efficience par l’IA

Le cofondateur et directeur technologique (CTO), Moore Dagogo Hart, a précisé que l’entreprise est passée de 18 à 10 employés dans le cadre d’un changement d’efficacité piloté par l’intelligence artificielle.

« Ce qui s’est produit est une restructuration interne ciblée dans le cadre de notre effort continu pour améliorer l’efficacité opérationnelle et aligner l’équipe sur nos priorités actuelles en matière de produits et de croissance », a-t-il expliqué.

Au cœur de cette transformation se trouve Martha AI, un produit développé par Cognito Systems. Cet outil a été intégré au flux de travail du support client de Zap Africa pour gérer les demandes de premier niveau.

Selon d’anciens employés, cette poussée vers l’automatisation a rendu plusieurs rôles redondants, forçant la startup à se séparer de près de la moitié de son personnel.

Survie en période de « bear market » prolongé

Pour Zap Africa, cette restructuration est à la fois une mesure de survie et un test de résilience. Le marché mondial de la crypto-monnaie traverse un cycle baissier (bear market) prolongé qui oblige les startups à réduire leurs coûts ou à changer de direction.

Depuis octobre 2025, le marché a perdu environ 2 000 milliards de dollars de valeur, entraînant un ralentissement marqué de l’activité de détail sur l’application.

Pressions financières et revenus OTC

Alors que l’activité grand public ralentissait, les transactions over-the-counter (OTC) — des échanges de gros volumes réalisés hors des carnets d’ordres publics — sont devenues un moteur de revenus plus important pour Zap Africa.

En 2025, la startup affirmait traiter environ 500 000 dollars de transactions hebdomadaires, générant jusqu’à 100 000 dollars de revenus mensuels. Cependant, la chute des prix des actifs numériques a mis à mal cette dynamique, exposant des pressions structurelles sur les coûts.

Des défis opérationnels dans un secteur à haut risque

La restructuration intervient après une période de forte visibilité publique, marquée notamment par un litige de marque avec la fintech Paystack en 2025.

Malgré cette notoriété, des tensions internes sont apparues, liées à des incidents opérationnels tels que des erreurs de dépôts et des transferts frauduleux. Ces défis soulignent les risques inhérents à la gestion des plateformes d’actifs numériques dans des marchés volatils.

Conclusion

Zap Africa affirme toutefois rester opérationnellement stable, avec un capital suffisant pour poursuivre sa feuille de route.

L’entreprise continue de se concentrer sur le développement de son wallet et de sa plateforme d’échange, misant sur une structure ultra-légère pour traverser la crise actuelle de l’écosystème Web3 en Afrique.

Ecrit par Eya Rziga

SEO Copywriter 🖋Fashion and Tech Journalist | PR | Content Creator ⌨ | Digital Marketer in permanent beta.

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