La scène technologique africaine franchit une nouvelle étape majeure. La société sud-africaine d’infrastructure fintech littlefish a annoncé, le 24 mars 2026, avoir levé 9,5 millions de dollars dans le cadre d’un tour de table de Série A.
Cette injection de capital marque un tournant décisif pour l’entreprise qui s’impose comme un acteur incontournable de la numérisation des services bancaires sur le continent.
Un tour de table mené par des investisseurs de premier plan
Ce financement a été piloté par Partech, l’un des fonds de capital-risque les plus actifs en Afrique. Le tour de table a également vu la participation de TLcom Capital, Flourish Ventures et Proparco, témoignant de la confiance des investisseurs internationaux dans le modèle économique de la startup.
Fondée à Johannesburg en 2021 par Brandon Roberts (CEO) et Neha Kumar (co-fondatrice), littlefish s’est rapidement distinguée par son approche innovante.
Une infrastructure logicielle pour révolutionner le secteur bancaire
Au cœur de l’offre de littlefish se trouve un système d’exploitation pour commerçants destiné aux banques. Proposée sous forme de SaaS en marque blanche, la plateforme permet aux institutions financières de moderniser radicalement leurs services.
Elle fusionne en une seule couche unifiée des applications de point de vente (POS), un CRM de back-office, des portails pour commerçants, des solutions de paiement et des API robustes.
Cette infrastructure s’intègre directement aux systèmes bancaires centraux et aux terminaux de paiement, offrant une fluidité opérationnelle inédite. Parmi ses clients prestigieux, on compte déjà des géants tels que Standard Bank, FNB et Absa. De plus, un partenariat stratégique avec Visa a permis d’intégrer littlefish dans la stratégie d’onboarding des petites entreprises du leader mondial des paiements.
Une croissance fulgurante et des ambitions panafricaines
Les performances financières de la startup sont impressionnantes : son revenu mensuel récurrent (MRR) a été multiplié par 30 depuis sa levée de fonds d’amorçage.
Fort de ce succès, littlefish prévoit d’utiliser ces nouveaux fonds pour renforcer ses équipes, accélérer le développement de ses produits et s’étendre dans plus de 10 marchés africains, notamment au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda, au Botswana, au Zimbabwe et en Zambie.
« Littlefish a réussi quelque chose de rare : construire une infrastructure indispensable et convaincre les institutions financières les plus puissantes d’Afrique d’y confier leurs activités commerciales », a déclaré Matthieu Marchand, Principal chez Partech. Pour Brandon Roberts, ce financement valide la vision de l’entreprise : « La meilleure façon de servir les petites entreprises africaines est de collaborer avec les institutions en lesquelles elles ont déjà confiance. »


