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Fraude numérique : l’Afrique du Sud en tête du continent

 

L’Afrique du Sud a enregistré le taux le plus élevé de fraude numérique suspectée parmi les pays africains analysés en 2025.

Selon le rapport TransUnion H1 2026 Update: Top Fraud Trends, 3,0 % des transactions de consommation ont été signalées comme potentiellement frauduleuses. Ce chiffre se situe légèrement en dessous de la moyenne mondiale de 3,8 % et représente une baisse par rapport aux 4,3 % enregistrés en 2024.

L’essor de l’intelligence artificielle générative chez les fraudeurs

Le rapport de TransUnion avertit toutefois que cette baisse ne traduit pas nécessairement une diminution de l’activité criminelle. Elle indique plutôt une transition vers des techniques de cybercriminalité plus sophistiquées, basées sur l’intelligence artificielle (IA).

L’IA générative permet désormais aux fraudeurs de cibler les consommateurs et les entreprises à plus grande échelle, avec une précision et un taux de réussite accrus.

Le piratage de comptes au cœur des attaques

L’Afrique du Sud se distingue comme l’un des rares marchés où la plus forte concentration de fraudes suspectées se produit lors de l’étape de connexion au compte. En 2025, 3,0 % des tentatives de connexion ont été signalées comme suspectes, contre 2,4 % lors de la création de compte et 0,7 % lors des transactions financières.

Ce schéma suggère que les cybercriminels privilégient les méthodes d’usurpation de compte (comme le vol d’identifiants et le SIM swapping) plutôt que la création de nouveaux comptes frauduleux.

Des pertes financières conséquentes

La perte médiane signalée par les consommateurs sud-africains victimes de fraude s’élève à 11 055 rands (ZAR), soit le deuxième montant le plus élevé d’Afrique après le Kenya, bien qu’il reste nettement inférieur à la médiane mondiale de 27 879 rands.

Renforcer la confiance numérique

Pour contrer ces attaques de plus en plus ciblées, les experts recommandent aux institutions financières et aux plateformes de commerce électronique d’adopter des technologies d’authentification multifacteur (MFA) robustes et des systèmes de détection des fraudes en temps réel.

La lutte contre le SIM swapping et l’usurpation d’identité nécessite une collaboration étroite entre les opérateurs de télécommunications et les banques afin de sécuriser le parcours utilisateur de bout en bout.

Ecrit par Aya Rziga

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Ayarziga.com

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